Avec sa sensibilité et son trait aussi délicat que maîtrisé, et en seulement une quinzaine de titres — dont certains en plusieurs tomes — réalisés depuis 1999, Cyril Bonin (1) s’est bâti, une solide réputation dans le monde du 9e art : enchaînant les albums émouvants, mais qui nous interpellent également sur la nature humaine. L’histoire de ce Karl, robot dévoué qui va provoquer un accident de la route pour éviter une biche et, en conséquence, le décès de son riche et fantasque banquier de maître, risque de hanter pendant longtemps nos réflexions sur les rapports entre l’homme et la technologie…
Lire la suite...La loge des assassins
Le début : On dit que seul le diable serait assez fou pour s’attaquer de front à la banque du Vatican. Le diable… ou Larry B. Max, agacé par un miracle un peu trop pratique. Il est en effet assez rare …
Le début : On dit que seul le diable serait assez fou pour s’attaquer de front à la banque du Vatican. Le diable… ou Larry B. Max, agacé par un miracle un peu trop pratique. Il est en effet assez rare qu’on lui délivre sur un plateau le corps de son principal suspect, assorti de tous les documents à charge possibles !
Mais l’agent de l’I.R.S. est prêt à risquer le repos éternel pour découvrir les liens qui unissent de hauts dignitaires religieux à d’anciens officiers SS, autour de la très sybilline « loge des assassines » …
Notre avis : Inspirée des rapports entre la loge P2 et la banque Ambriasini, la suite du diptyque entamé avec « Liaisons romaines », le 9ème volume de la série, se poursuit sur un rythme élevé, malgré la densité, nécessaire au développement de l’intrigue ,du récit de Stephen Desberg, qui ne lui nuit pas. Coup de chapeau aux couleurs, très portées sur l’amplification des ombres et des lumières et qui donnent un coté « comics » nouvelle génération à l’album, soulignant la tendance toujours plus affirmée du réalisme du trait de Bernard Vrancken. Laurent Turpin
Le Lombard – Collection Troisième vague – 10,40€






