La trilogie de cape et d’épée « Gueule de cuir », inaugurée en janvier 2024, prend fin avec ce troisième album où le rouge domine, comme en témoigne sa couverture. Nous sommes au XVIIe siècle, sous Louis XIII et Richelieu : ce dernier étant, d’ailleurs, l’un des personnages, allié de Gueule de cuir.
Lire la suite...Carnets d’ailleurs et d’ici : les voyages continuent !
Déjà six numéros de Carnets d’ailleurs disions-nous en juillet dernier ici-même à propos de cette revue sous-titrée Voyages dessinés. Eh bien, l’aventure continue avec les n° 7 et 8 qui donnent aux carnets de voyage(s) toute leur place pour « montrer le monde avec l’œil bienveillant des carnettistes les plus talentueux de France et d’ailleurs », grâce à l’indéniable diversité des sujets et des contrées visitées, grâce aussi à la variété et la beauté des illustrations. Illustrations, certes, mais également bandes dessinées : le tout « garanti sans IA ».
Lorenzo Mattotti ouvre le bal avec ses dessins d’« Une autre Venise », expliquant dans l’interview sa façon « d’explorer la géométrie secrète de l’espace », l’objectif étant pour lui « de sortir des clichés touristiques pour révéler une Venise inédite ». Mattotti insiste également sur sa nécessité de « préserver un lien narratif et figuratif » dans ses illustrations avec toujours, dit-il, l’idée de « cultiver l’imaginaire des autres » !
Un peu plus loin, Joël Alessandra commente sa découverte de Taiwan : « Terre de contrastes », s’il en est ! Sa déambulation graphique permet de visualiser l’opposition entre l’hypermodernité de Taipei, la capitale, et la « nature préservée des parcs nationaux et des campagnes aux paysages millénaires ». Alessandra, fin gourmet, n’oublie pas d’évoquer la richesse gastronomique du pays !
Si ce numéro sait, comme d’habitude, nous emporter loin de France avec l’Iran ou la visite des villes de Philadelphie, Vienne et Liverpool, Carnets d’ailleurs parle aussi d’ici avec des carnettistes évoquant la baie de Saint-Brieuc, Loches ou la station des Rousses, et même le Père-Lachaise. N’oublions pas, enfin, Simon Hureau, un habitué des Carnets, qui dessine la Bali étonnante d’il y a 20 ans et les Urban Sketchers, dessinant Lyon ou l’Indonésie.
Dans le numéro précédent de Carnets d’ailleurs (de septembre/novembre), c’est Jacques Ferrandez qui se racontait dans « Lumières d’Alger » : une Algérie où il est né et qu’il connait bien pour y être retourné à de multiples occasions et auquel il a consacré finalement une quinzaine d’albums. Outre des précisions sur ce qu’il l’a amené à adapter Camus (notamment « L’Étranger »), il évoque aussi ses carnets de voyage.
Simon Hureau, nous fait également partager en bande dessinée son séjour au Cambodge, où il retourne après un premier séjour en 2001. Bien entendu, de nombreux dessinateurs partagent leurs séjours et leurs dessins sur Petra, l’Amazone (de la Guyane à l’Équateur), la Crète, la Camargue ou des villes comme Valencia, Lucca, Chantilly, Albi… Et un article sur Pierre Loti.
Alors, bons voyages ! Sans oublier les six premiers numéros évoqués ici-même !
Didier QUELLA-GUYOT
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Carnets d’ailleurs n° 8
Editions AM Presse
Parution décembre/février 2026
Carnets d’ailleurs n° 7
Parution septembre/novembre 2025
N. B. Joël Alessandra vient également de signer l’album « Périmée » sur scénario de Céline Gandner (aux éditions Ronds dans l’O) : un récit ayant pour personnage une quadragénaire « engagée dans un projet de bébé solo », parcours intime et sensible, souvent émouvant, sur la procréation impossible et les amours difficiles.


















