Deux nouvelles livraisons des « vieux » Cahiers de la BD et de Papiers nickelés — des jeunots de 20 ans quand même ! — proposent leurs nouveaux numéros en ce mois de janvier. C’est l’occasion de leur consacrer quelques lignes, en souhaitant que les lecteurs soient nombreux à les lire et à les soutenir.
Lire la suite...Papiers nickelés/Cahiers de la BD : du papier, sinon rien !
Deux nouvelles livraisons des « vieux » Cahiers de la BD et de Papiers nickelés — des jeunots de 20 ans quand même ! — proposent leurs nouveaux numéros en ce mois de janvier. C’est l’occasion de leur consacrer quelques lignes, en souhaitant que les lecteurs soient nombreux à les lire et à les soutenir.
Papiers nickelés
Né du projet fou de la création d’un Centre international de l’imagerie populaire, du dessin imprimé et du patrimoine sur papier lancé par l’infatigable Yves Frémion, le trimestriel Papiers nickelés propose — sous sa direction — son no 87. Si on attend toujours, sans y croire, le musée promis par Jacques Chirac, puis ses successeurs, le journal, quant à lui, trace toujours sa route avec ses 44 pages dédiées à l’imagerie populaire : de ses origines à nos jours.
Sous une couverture proposant la « Grande Gueule » de Superman/Christopher Reeves, réalisée par le génial et regretté Patrice Ricord, le sommaire possède tous les atouts pour séduire l’amateur d’images populaires.
Benoît Bonte consacre un long article aux« Grandes Gueules » et « Tibétières » et aux caricatures : on y croise Jean Mulatier, Jean-Claude Morchoisne, Patrice Ricord, Tibet, Jean-Pierre Gibrat et bien d’autres.
Restons dans le domaine des caricatures avec Lise Lantignac, laquelle évoque le regard des caricaturistes sur Georges Clemenceau. Guy Costes et Jacques Baudou brossent les portraits de Paul Seller : en fait deux dessinateurs — sans le moindre lien — de l’imagerie populaire portant le même nom. Natania Ap. da Silva Nogueira évoque la dessinatrice Nina Albright présente dans les comics books dès 1940. Brigitte Ernst se penche sur l’étonnant parcours de Joe G.Pinelli (le Belge Bertrand DeHuy), dont l’œuvre foisonnante est répertoriée dans une imposante bibliographie. Après une virée au salon des humoristes à travers quatre articles de presse écrits de 1910 à 1913 par Guillaume Apollinaire, Michel Matly poursuit son étude des comics des années 1940 en lutte contre l’extrême droite américaine.
N’oublions pas les rubriques habituelles : « Brèves », « 12 Bulles dans la peau », « Dr. Justice »… et l’indispensable « MauvaisesMines » qui propose la présentation des artistes disparus au cours du trimestre.
Papiers nickelés n° 87 (4e trimestre 2025)
44 pages en couleurs (8 €, abonnement annuel : 30 €) — Papiers nickelés CIP c/o Yves Frémion, 66, rue Julien Lacroix, 75020 Paris
Il est possible de recevoir la collection complète des 70 premiers numéros pour 230 € port compris. (1)
Les Cahiers de la BD
Les Cahiers de la BD, la revue créée par Jacques Glénat en 1970, est de retour depuis huit ans dans une formule magazine trimestrielle lancée par Vincent Bernière. Dirigé par Nicolas Tellop, ce no 33 surfe sur l’actualité avec un riche dossier dédié à Gotlib, signé par Aurélien Lemant.

Régis Loisel est l’invité d’un long entretien réalisé par Fleur Hopkins-Loféron. « Elles ne dessinent pas, elles flinguent » est le titre d’un copieux cahier consacré aux dessinatrices américaines aux origines du comixféministe. Nicolas Tellop évoque les fausses couvertures de Life réalisées par Floc’h récemment rééditées, mais aussi la cure de jouvence que connaît le personnage de Spirou à l’occasion de la nouvelle intégrale de ses aventures version Franquin.
Enfin, le cahier « Chronique » revient sur l’actualité du trimestre au fil de courts articles documentés.
Un excellent numéro — où tous les genres se mêlent — susceptible d’intéresser toutes les générations de lecteurs.
Les Cahiers de la BD n° 33 (janvier-mars 2026)
148 pages (13,90 €) — 6, rue de Trucy, 9412 Fontenay-sous-Bois
Henri FILIPPINI
(1) L’équipe de Papiers nickelés sera en chair et en os au Grand Off d’Angoulême, du 29 janvier au 1er février, en compagnie de celle des éditions P.L.G et de Tonnerre de bulles : n’hésitez pas à leur rendre visite !



















