Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
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Le 19 juin, à l’Alcazar. Jean Van Hamme et Ted Benoit recevaient la presse à l’occasion du lancement du prochain Blake et Mortimer « L’Etrange Rendez-vous
« Cela me plaisait beaucoup que Jean reprenne quelque chose que Jacobs n’avait pu développer, se souvient Ted Benoit. Sa théorie scientifique est exactement du type des justifications développées dans la série. En tant que premier lecteur, j’ai complètement adhéré. Mais, selon moi, chez Jacobs, la science-fiction est une façon de toucher au mystère. Elle est le prétexte à un fantastique comparable aux Electropolis et Docteur Mabuse de Fritz Lang par exemple ». La forme et l’esprit étaient donc respectés, mais il allait y avoir mieux: la magie éclairée des albums les plus marquants.
Auprès de tous les amateurs, l’Affaire du collier reste le récit le plus faible. Van Hamme a réfléchi à son insuffisance: « Un collier volé ne va pas changer la face du monde. Dans S.O.S Météore.~ la terre est en danger, et ça change tout. La force de l’Espadon vient aussi de cet enjeu. » Pour le coup, l’Étrange Rendez-vous ne ménage pas notre peine, puisque c’est rien de moins que le sort de l’humanité et des 60 siècles à venir qui sont en péril. La menace planant sur la terre devait donc être à la hauteur. « Pour moi, on retrouve ici le niveau des émotions que j’adore dans les «Blake et Mortimer», s’enthousiasme Ted. On est devant quelque chose qui vous dépasse. Je m’en suis rendu compte en dessinant la couverture. Il ne fallait pas que Mortimer ait peur ou qu’il fuie. Ce n’est pas du simple étonnement. Il s’y mêle de la fascination. Ce n’est pas seulement le mal, c’est surtout énorme. Dans les meilleurs albums de la série, tout est énorme. » A paraître, le 20 juin dans les pages de Télérama.






