Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
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Le 19 juin, à l’Alcazar. Jean Van Hamme et Ted Benoit recevaient la presse à l’occasion du lancement du prochain Blake et Mortimer « L’Etrange Rendez-vous
« Cela me plaisait beaucoup que Jean reprenne quelque chose que Jacobs n’avait pu développer, se souvient Ted Benoit. Sa théorie scientifique est exactement du type des justifications développées dans la série. En tant que premier lecteur, j’ai complètement adhéré. Mais, selon moi, chez Jacobs, la science-fiction est une façon de toucher au mystère. Elle est le prétexte à un fantastique comparable aux Electropolis et Docteur Mabuse de Fritz Lang par exemple ». La forme et l’esprit étaient donc respectés, mais il allait y avoir mieux: la magie éclairée des albums les plus marquants.
Auprès de tous les amateurs, l’Affaire du collier reste le récit le plus faible. Van Hamme a réfléchi à son insuffisance: « Un collier volé ne va pas changer la face du monde. Dans S.O.S Météore.~ la terre est en danger, et ça change tout. La force de l’Espadon vient aussi de cet enjeu. » Pour le coup, l’Étrange Rendez-vous ne ménage pas notre peine, puisque c’est rien de moins que le sort de l’humanité et des 60 siècles à venir qui sont en péril. La menace planant sur la terre devait donc être à la hauteur. « Pour moi, on retrouve ici le niveau des émotions que j’adore dans les «Blake et Mortimer», s’enthousiasme Ted. On est devant quelque chose qui vous dépasse. Je m’en suis rendu compte en dessinant la couverture. Il ne fallait pas que Mortimer ait peur ou qu’il fuie. Ce n’est pas du simple étonnement. Il s’y mêle de la fascination. Ce n’est pas seulement le mal, c’est surtout énorme. Dans les meilleurs albums de la série, tout est énorme. » A paraître, le 20 juin dans les pages de Télérama.







