Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
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Claire Bretécher et les siens
Claire Bretécher n’en a pas fini de portraiturer. Après les Gnangnans, les Frustrés, les Mères, Cellulite et Agrippine, elle s’est penchée sur ses amis, ses proches et sa famille (Martin, Marie, Nuria, Guy et les autres). De ses carnets intimes, elle avait déjà édité un album de Portraits peints (aux éditions Denoël, en 1983). Aujourd’hui, après les avoir exposé, dans ses états d’art de la Bande dessinée, à la Fondation Coprim à Paris et au CNBDI d’Angoulême, elle publie ses Portraits sentimentaux, chez La Martinière, avec une préface de Pierre Encrevé. Les soixante-dix figures réalisés dans tous les médiums, excepté l’huile (trop grasse…), révèle son univers depuis vingt ans (elle-même y compris). De la drôlerie et du sérieux, de l’amusement et de la tendresse, comme toujours… NMS







