« Havana Split »! Sous ce titre ludique et accrocheur, les auteurs ont décidé de nous envoyer à Cuba : le Cuba de la fin des années cinquante, quand un horrible dictateur faisait la loi avec l’aide de la CIA, tandis que dans l’ombre des révolutionnaires trépignaient de renverser tout ça, notamment la domination économique américaine…
Lire la suite...Jodorowsky et Boucq au Virgin Megastore le 8 juin
Les deux auteurs dédicaceront le nouvel album de leur série Bouncer, de 17h à 19h30
Bouncer T4 : La vengeance du manchot (Les Humanoïdes Associés) – 12.60€
Dédicace : Alexandro Jodorowsky et François Boucq
au Virgin Megastore Champs-Elysées (52/60 Avenue des Champs Élysées PARIS 8e, Tél. : 01 49 53 50 00) Mercredi 8 juin de 17h à 19h30
Jusqu’ici, le « bouncer », bourreau professionnel manchot subissait l’action au point d’être contraint d’exécuter lui-même la femme qu’il aimait…
Dans ce nouveau tome, il redresse la tête dès les premières planches (un des combats western qui fera date, le héros venant à bout de plus de 17 adversaires…).
Le souffle et l’ampleur de la vengeance qu’il va exercer, ainsi que le besoin de camper les grands espaces du far west font que Boucq et Jodorowsky n’ont pu résister, contrairement la première histoire, au plaisir de boucler ce nouveau cycle en 3 tomes. Le dénouement complet ne sera donc connu que dans le tome 5…
Si avec L’Incal ,Alef Thau ou Megalex , Alexandro Jodorowsky était capable de rallier un large public à son univers personnel dans le fantastique et la science-fiction, il avait également fait preuve de sa capacité à mélanger les genres comme la tragédie avec l’épopée cosmique ( La Caste des Méta-Barons ) ou le récit initiatique avec un cadre historique ( Le Lama Blanc ).
Jodorowsky franchit encore une nouvelle étape et démontre brillamment avec Bouncer qu’il sait aussi, en grand conteur qu’il est, renouveler un genre
cla ssique de l’intérieur. Avec cette trilogie, il n’est pas loin de rejoindre sinon de dépasser sur le plan romanesque les grands cycles de Blueberry du temps de Charlier, avec ses retournements de situation rocambolesques et ses personnages toujours sur le fil du rasoir.
Boucq démontre ici totalement quel grand dessinateur réaliste il est. Loin de ses personnages burlesques et caricaturaux, il se pose en grand peintre animé d’un souffle lyrique du western contemporain.