Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
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Le créateur de « Docteur Justice » est décédé le 23 décembre 2007
Bien qu’Italien, (il est né le 16 novembre 1929 à Vintimille), Raphaël Marcello accomplit l’essentiel de sa carrière en France. Il débute dans la bande dessinée en 1948 dans l’hebdomadaire Paris-Jeunes avec Loana et Le Masque chinois. Il travaille parallèlement dans le récit complet collection « Victoire » avec Nick Silver (1948-1950) et collabore à la presse quotidienne avec des adaptations littéraires, dans L’Aurore : Ben Hur (1951-1952), Jane Eyre (1954-1955) ; dans Franc-Tireur : Jenny l’ouvrière (1955-1956) ; dans Paris-Journal : Gigolette (1957-1958).
À partir de 1952, il signe Oliver Twist, Gil Blas et Bug Jargal dans Héroïc. Il conçoit Le Cavalier inconnu dans Pépito (1955-1970), dessine Bob et Franck dans Bugs Bunny (1956). On le retrouve dans Lisette et Lisette Magazine, à partir de 1959, pour des récits complets. Il est aussi dans le petit format « Monty » avec Canadian Boy (1960). À la même époque, il œuvre dans Mireille avec Mylène, danseuse étoile, dans L’Intrépide-Hurrah ! avec Le Diamant noir, dans Rintintin avec le personnage homonyme (1961-1972).
Il continue une collaboration intensive avec la grande presse, notamment au Parisien libéré avec Roger la Honte (1953), à Paris-Jour avec La Chartreuse de Parme (1959-1960), L’Oncle Bernac (1960), La Princesse de Clèves (1961), Le Rouge et le Noir (1966).
Dans Pif-Gadget, il publie Docteur Justice à partir de 1970, Amicalement vôtre (1975-1978), Tarao (1982), La Guerre du feu (1982). Il est aussi présent dans Le Journal des Pieds Nickelés avec John Parade, patrouilleur de l’espace (1973-1976), dans Le Journal de Mickey avec Zorro, puis Le Club des Cinq, dans Spirou avec Cristal (1981).
En 1987, il collabore à L’Écho des savanes avec La Nuit barbare, éditée en album chez Albin Michel (1988), éditeur chez lequel il publie aussi Amok (1989).
Au début des années quatre-vingt-dix, Marcello prend une préretraite à Vintimille, tout en œuvrant en Italie à Tex Willer et à Zagor aux éditions Bonelli. Travailleur infatigable, il reste l’un des meilleurs auteurs de la bande dessinée populaire, grâce à un graphisme particulièrement expressif d’une très grande efficacité.
Michel Denni







