Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...Bouncer 2 : La Pitié des Bourreaux
Suite et fin du western en deux parties, sombre et violent, de Boucq et Jodorowsky où, derrière la loi primaire des armes et la fureur du Far-Ouest, se devoile le drame de la passion humaine.
Alors que Bouncer, le justicier manchot, entraîne le jeune Seth dans un endroit retiré afin de parfaire son éducation de Despérado, Ralton et ses hommes continuent de dévaster la région. Au même moment Déborah, une jeune institutrice, arrive à Barro City, ville de tous les dangers.
On retrouve dans Bouncer les thèmes de prédilections d’Alexandro Jodorowsky, avec notamment le parcours initiatique et la quête individuelle, mais sans le mysticisme exacerbé dont le scénariste sait faire preuve de temps en temps. Cette sobriété sert le récit qui repose dès lors sur ses bases réalistes et violentes. François Boucq, qui joue à fond sur les cadrages, les effets de perspectives et de mouvements, rend parfaitement lisible et dynamique ce drame « shakespearien » transposé au Far Ouest..
Comment ? Vous ne l’avez pas encore ???







