Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Que se passe-t-il lorsqu’ un scénariste de talent et un dessinateur génial se rencontrent, gràce à Marya Smirnoff, éditeur BD chez Robert Laffont,un album remarquable.
On éprouve aujourd’hui une joie que peu d’auteurs de bandes dessinées parviennent à susciter. Il est vrai que la bande dessinée s’est tournée vers d’autres horizons et on doit constater que dans la veine de la BD d’aventures fantastiques des années 70, bien tristes sont les successeurs. Jean Dufaux a su renouer avec ce genre, lire Les Enfers, c’est ressentir la jubilation qu’a éprouvée à l’écrire un auteur dont le parcours est étonnant.Il débute à Tintin, on le retrouve chez Dargaud, puis chez Glénat et Dupuis . Il montre progressivement son attirance grandissante pour les histoires fantastiques et sa rencontre avec Paolo Eleuteri Serpieri lui permet de passer un nouveau cap. Cet album est mené tambour battant, c’est un régal pour les amateurs d’aventures de… (J’allais dire de cape et épée). De nombreux rebondissements, une intrigue complexe, des histoires de vengeance, des personnages nombreux et marquants, tout cela contribue de faire un excellent premier album
N’oublions pas non plus de mentionner le coté inquiétant et magique du personnage du Doge qui semble tenir le destin de tous dans ses mains et qui n’a qu’un but : posséder les trois clés qui donnent le pouvoir à celui que les possède à la seule condition de trouver la porte qui accepte les trois clés : La Porte de l’Ange(1), porte qui conduit au Paradis , à la puissance suprême.
…Et puis il y a La Luna, cette jeune femme rousse croquée avec maestria par Serpieri, la nouvelle héroïne sexy des Enfers. La Luna est admirablement proportionnée, les cheveux roux, le front dégagé, le nez bien tracé, la bouche pulpeuse, le menton volontaire. Mais ce qui frappe le plus, ce sont ses yeux, ils sont pleins de tendresse avec son père ou Ricardo et à d’autres moments aussi clairs et durs qu’une lame d’acier. On évolue dans une Venise décadente, admirablement dessinée par Serpieri, ou l’on se dispute le pouvoir et où plane l’ombre de Galabriel , un être démoniaque, lui aussi, à la recherche des trois clés
On ?a qu’une envie arriver au dénouement le plus vite possible…
Claude Moliterni
Un clic sur l’appareil photo sur votre droite pour découvrir quelques images de l’album.
1 : Le second volet des aventures de La Luna.
Publié aux editions Robert Laffont.






