Abordé par les éditeurs du Louvre pour réaliser une carte blanche, le bédéaste Xavier Coste s’est intéressé au processus de création en proposant une fascinante et originale bande dessinée, coéditée par Rue de Sèvres et le célèbre musée, dans le cadre de l’exposition « Michel-Ange/Rodin : corps vivants » (qui se tient jusqu’au 20 juillet). En faisant dialoguer, au-delà du temps, ces deux maîtres inégalés de la sculpture occidentale — l’un en tant qu’artiste cherchant encore sa voie et l’autre lui servant de guide —, le brillant adaptateur de « 1984 » (qu’il a prolongé d’une suite fictionnée) et metteur en scène de la vie de Georges de Caunes (avec son fils Antoine) dans « Il déserte » (1) donne une dimension toute poétique à un transcendant roman graphique !
Lire la suite...LES MANGAS : IMAGES ET MIRAGES
Vénérée par les uns, méprisée par les autres, la Bande Dessinée japonaise (Manga) ne laisse pas indifférente. Elle est pourtant très méconnue. Bdzoom vous offre un panorama historique complêt de cet art graphique venu du pays du soleil levant …
LES MANGAS : IMAGES ET MIRAGES. Le manga se présente sous la forme d’albums comprenant des centaines de pages, imprimés en principe en noir et blanc, utilisant parfois une trame 50 grisée, avec peu de vignettes par page, mis en page avec une grande liberté, peu de dialogues, rapides, des histoires basées sur un réalisme cinématographique souvent violent, mettant en scène des personnages stéréotypés aux yeux ronds. Cette technique narrative, accélérée, met en relief l’une des caractéristiques particulières du manga un visuel basé sur une action découpée en une succession d’images donnant une nouvelle dynamique à la page dessinée. Ici, on peut penser à Osamu Tezuka qui a introduit cette technique dès les années quarante et fut absolument ignoré de ses contes occidentaux. . Aujourd’hui quelques auteurs américains et européens commencent à utiliser cette technique. L’histoire, dans les mangas, n’a pas toujours de fin heureuse. Comme on adjoint le tragique, la violence et un dénouement pessimiste, les personnages souffrent réellement, même si parfois le rire et l’humour sont présents. Le lectorat est âgé de huit ans à vingt cinq ans, aux deux tiers masculin.






