Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
Lire la suite...La lettre 54 (anciennement de Dargaud), l’officiel de la bande dessinée
Difficile d’appréhender le sommaire de cette nouvelle « Lettre » sans aborder immédiatement le côté « polémique(s) » qui ressort de sa lecture. Jugez plutôt : un débat (emprunt en bibliothèque, gratuit ou payant ? par Emmanuel Lepage et Claude de Saint Vincent), un « droit de réponse » par Kraehn à des récents propos de David B. dans ce même support ( qui se montrait, le contraire eut été surprenant, plutôt favorables à l’édition alternative et plutôt défavorable aux ouvrages de factures classiques), une interrogation musclée de Le Gall face au travail et l’utilité des critiques (air connu !) et un rectificatif sans appel de Godard face à une information publiée dans Mégabulles (le magazine de Dargaud, offert avec un album parmi un choix de douze titre pour 39 FF), sur la manière « ambiguë » dont était reflété le regret de Greg d’avoir abandonné les droits de son personnage.
Difficile d’appréhender le sommaire de cette nouvelle « Lettre » sans aborder immédiatement le côté « polémique(s) » qui ressort de sa lecture. Jugez plutôt : un débat (emprunt en bibliothèque, gratuit ou payant ? par Emmanuel Lepage et Claude de Saint Vincent), un « droit de réponse » par Kraehn à des récents propos de David B. dans ce même support ( qui se montrait, le contraire eut été surprenant, plutôt favorables à l’édition alternative et plutôt défavorable aux ouvrages de factures classiques), une interrogation musclée de Le Gall face au travail et l’utilité des critiques (air connu !) et un rectificatif sans appel de Godard face à une information publiée dans Mégabulles (le magazine de Dargaud, offert avec un album parmi un choix de douze titre pour 39 FF), sur la manière « ambiguë » dont était reflété le regret de Greg d’avoir abandonné les droits de son personnage. Sans le regretter, car l’usage de la liberté d’expression est fondamentale, on peut se demander quel est l’intérêt d’une telle accumulation vindicative dans un support qui se veut informatif.
Le reste de ce numéro 54 daté de juillet / août 2000 est plus classique, avec un intéressant article sur la production portugaise, signé Miguel Coelho, une interview de Zep par Christelle Favre et Bertrand Pissavy Yvernault, à l’occasion de la sortie programmée en août du nouveau Titeuf (Glénat), un papier de François le Bescond sur Munuera et son héros Merlin (Dargaud), de nombreuses informations sur le neuvième art et quelques critiques.






