Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Même si on n’est pas obligé de tout aimer dans l’abondante production qu’il nous assène depuis le milieu des années 90 (d’ « Ossour Hyrsidoux » à « Tokyo », en passant par nombre de chefs-d’œuvre comme « La Fille du professeur », « Professeur Bell », « Sardine de l’espace », « Petit Vampire », « Pascin », « Donjon », « Grand Vampire », « Les Olives noires », « Le Chat du rabbin » ou « Klezmer »), tout le monde reconnaît, aujourd’hui, l’importance de Joann Sfar dans le monde du 9e art actuel ! L’érudit Thierry Groensteen, l’un des plus réputés théoriciens de la bande dessinée, vient de le mettre sur la sellette dans un livre de conversations passionnant et richement illustré, édité par les Impressions nouvelles, où cet artiste « pluriel » se livre comme jamais…
Et pourtant, Joann Sfar doit bien être l’un des auteurs les plus interviewé du secteur, ne serait-ce que pour son passage derrière la caméra (notamment avec « Gainsbourg : vie héroïque ») et ses activités parallèles ; que ça soit comme directeur de collection chez Gallimard, commissaire d’exposition (« Brassens » à la Cité de la Musique) ou scénariste imaginatif pour ses collègues de la « nouvelle BD » qui, comme lui, dominent le paysage de la création contemporaine en bande dessinée depuis plus de dix ans : les Lewis Trondheim, Emmanuel Guibert, David B., Christophe Blain, Manu Larcenet, José Luis Munuera, Marc Lizano, Hervé Tanquerelle, Boulet, Pénélope Bagieu, Clément Oubrerie, les Kerascoët…
Évidemment, dans ce petit opus indispensable à tout véritable amateur du 9e art, on parle de bandes dessinées et de la vie de l’auteur, mais aussi de philosophie, de religions, de musique, de voyages et, surtout, de dessin : l’art poétique, l’appétit de création et la personnalité baroque de Sfar se faisant, alors, évidente et beaucoup plus compréhensible, même pour ses inévitables détracteurs (si, si, il y en a !)…
Gilles RATIER
« Entretiens avec Joann Sfar » par Thierry Groensteen
Editions Les Impressions nouvelles (22 €) – ISBN 978-2-87449-158-0












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