Quel beau récit en bande dessinée que ces bouleversantes « Mémoires d’un garçon agité » : l’histoire d’un gamin émotionnable d’une dizaine d’années qui a décidé d’arrêter de grandir et de se raconter, à l’aide de la vieille machine à écrire familiale. Ce refuge dans l’écriture est le seul moyen qu’il a trouvé pour essayer de stopper le temps : pour oublier le fait de se sentir responsable, ainsi que la douleur subie devant l’anéantissement de ce qui était jusque-là sa vie. Le sensible dessin à la Sempé de Valérie Vernay et cet attachant personnage qui retrace des anecdotes de sa courte existence pourraient nous faire penser au Petit Nicolas, mais le propos du scénariste Vincent Zabus — par ailleurs poète et dramaturge — est tout autre : l’humour n’est là que pour dissimuler la gravité du sujet.
Lire la suite...Glénat rachète « Kid Paddle » et « Game Over » !
C’est Livres Hebdo qui nous l’annonce sur son site, les éditions Glénat viennent de s’offrir MAD Fabrik, la maison d’édition belge créée en 2009 par l’auteur Midam, lequel avait quitté Dupuis pour s’éditer lui-même, avec sa compagne Araceli Cancino et son ami Dimitri Kennes.
Dans un communiqué, Jacques Glénat annonce qu’il gérera, à partir du 1er janvier 2014, l’édition, les droits audiovisuels et le merchandising des bandes dessinées tournant autour de l’univers de Kid Paddle. Très versée dans le transmédia, MAD Fabrik proposait, en effet, une large déclinaison en produits dérivés (série animée, jouets, gadgets, jeux vidéo…) des séries « Kid Paddle », « Game Over » ou « Grrreeny ».
Glénat publiera donc, en 2014, le tome 3 de « Grrreeny », le tome 12 de « Game Over » et le tome 14 de « Kid Paddle » : « Glénat et MAD Fabrik sont deux maisons qui partagent une vision éditoriale semblable, fondée en partie sur la création et l’exploitation sur plusieurs médias de séries jeunesse grand public de qualité. Il était cohérent et logique qu’elles mettent en commun leurs compétences et leur créativité dans ce domaine » précise le communiqué.
Cependant, ce retour au sein d’un gros groupe d’édition, semble avoir été motivé prioritairement par des raisons économiques ; même si le bilan de MAD Fabrik, après quatre années d’existence, était loin d’être négatif. L’érosion des ventes des blockbusters et la difficulté du marché ont malheureusement contrarié les beaux projets de cette sympathique entreprise.
En tout cas, les séries de Midam seront en bonne compagnie dans le catalogue jeunesse de Glénat qui accueille déjà d’autres best-sellers du genre comme « Titeuf », « Lou ! » ou « Captain Biceps ».













