Ce huis clos médical et fantastique, aux dessins et scénario ciselés au scalpel par Mikaël Bourgoin et Mathieu Gabella, dépote vraiment… et devrait combler les amateurs d’émotions fortes, d’horreur, de séries TV américaines ou de comics… Bien qu’il soit radié de l’ordre des médecins et qu’il ne travaille désormais que pour la pègre, Alexandre reste un praticien consciencieux et minutieux, respectueux du serment d’Hippocrate… Or, tandis qu’il soigne un braqueur blessé, surveillé de près par l’inquiétant grand frère du malfrat, voilà que débarque un soi-disant chasseur de vampires qui exhibe une marque de morsure au cou et exige des soins urgents : car, dès qu’il fera nuit, il se transformera et tuera tout ce qui bouge…
Lire la suite...« Perico T1 » par Philippe Berthet et Régis Hautière
« Perico », c’est « perruche » en espagnol, mais « cocaïne » en argot cubain, car c’est à Cuba que commence, en 1958, le diptyque concocté par Hautière et Berthet, plus exactement dans un night-club de La Havane qui porte mal son nom : le « Sans-Souci » !
Une bonne histoire policière commence souvent par un règlement de compte, ainsi « six coups de feu claquent dans la nuit », comme dit la quatrième de couverture, mais ce commencement n’est qu’une fin. Il faut donc tout reprendre « quelques jours plus tôt » et rencontrer le charmant Joaquin, le narrateur, qui brosse un paysage politique dominé par Batista en lutte avec les castristes.
Joaquin est alors serveur au « Sans-Souci », le genre propre sur lui, élégant, souriant, sympathique, le genre qui ne devrait pas tomber sous le charme de la maîtresse du parrain local, surnommé Santo Trafficante (tout un programme !). Du coup, tout se complique pour le jeunot bien tranquille, d’autant qu’un malheureux hasard lui colle rapidement dans les pattes la sublime maîtresse du gangster, Elena de la Luz. Et ce, au moment même où son frère Carlos refait surface avec une valise bourrée de billets. Carlos, lui, est engagé, le genre à prendre des risques, le genre terroriste. Dans ce monde gangrené par la corruption et par la délation, un tel frère est une grenade dégoupillée et il n’y a qu’une issue : la fuite, ce que propose Joaquin à Elena en lui enjoignant de quitter Cuba pour rejoindre… Hollywood !
Malgré une grosse ficelle (ce que sait et transmet le barman, planche 44), une histoire dessinée par Berthet est toujours bonne à prendre, surtout quand on y retrouve cette élégance du trait et la subtilité des découpages dont il a le secret, le tout colorisé par une Dominique David efficace. Ce titre inaugure la collection Ligne Noire dédiée au polar et que seul Berthet dessinera.
Alors en route pour Hollywood et bon voyage !
Didier QUELLA-GUYOT ([L@BD->http://www.labd.cndp.fr/] et sur Facebook).http://bdzoom.com/author/didierqg/
« Perico T1 » par Philippe Berthet et Régis Hautière
Éditions Dargaud (14, 99 €) – ISBN : 978-2-5050-1926-8










Trés agréable, cette BD. Berthet plus Hautière, un nouveau tandem gagnant? Le dessin de Berthet a ses qualités, mais elles n’avaient pas été si évidentes depuis quelques années. Un bon scénario, et ça repart!
Si vous ouvrez ce super polar très bien scénarisé et au dessin magnifique, vous ne pourrez plus le refermer avant la dernière page. Et dire qu’une deuxième partie et annoncée !!! Berthet toujours au sommet.