Aujourd’hui, il est rare que des jeunes écrivent des lettres et les envoient à leur correspondant par les services de la poste. Sur injonction de sa mère, c’est pourtant ce à quoi s’astreint Adrien, avec un lointain cousin en cette année 2014. D’abord réticent, le collégien développe une belle amitié épistolaire avec cet Hadrien qui n’habite pourtant qu’à 20 Km de son domicile. Si la distance est faible, l’écart temporel est plus fort : Hadrien est un jeune garçon de 1914. Adaptée du roman éponyme de Paul Beorn et Silène Edgar, « 14-14 » est une plaisante et intelligente bande dessinée pour de jeunes lecteurs, dès dix ans.
Lire la suite...« Maïa » T2 (« Un secret bien gardé »)
Où l’on retrouve avec plaisir la jolie Maïa, devenue bien malgré elle, la gardienne de la boîte la plus célèbre de la mythologie, la boîte de Pandore.
Elle est orpheline et vit chez son oncle, sa tante et sa cousine Camille. Sa mère était archéologue et passait son temps à scruter le passé. Maïa est, au contraire, toute dans le présent. Elle est un peu timide, plutôt romantique, jolie, et sa longue queue de cheval brune danse lorsqu’elle marche…
Elle est flanquée de quatre dieux grecs miniatures, tout droits sortis d’une livre d’archéologie. Mars, Saturne, Vénus et Diane volètent autour d’elle en permanence et veillent à ce qu’elle remplisse correctement sa mission de gardienne. Pas facile d’être ainsi entourée !
Lorsqu’on la retrouve dans ce deuxième volume, Maïa a trois problèmes. Elle doit trouver une cachette sûre pour la boîte de Pandore et rassurer ainsi ses gardiens divins. Il lui faut se débarrasser de Mme Ricci, son professeur d’histoire. Cette dernière, archéologue amateur, tient à découvrir un trésor et se doute que Maïa cache quelque chose. Et puis il y a Hugo, le nouveau voisin, un garçon tout droit sorti d’un magazine masculin, à la mèche ténébreuse. Dès que Maïa l’aperçoit, elle se transforme en guimauve, au grand dam des Olympiens qui pensent que l’amour est une question tout à fait accessoire …

Cette bande dessinée, plutôt destinée aux filles, est au croisement de plusieurs cultures, dans un mélange réussi. L’ambiance très colorée qui règne dans « Maïa » rappelle parfois l’atmosphère de certaines histoires d’antan, celle de l’espiègle « Lili » par exemple, à la fois tendre et acidulée. C’est une héroïne pleine de charme et de fraîcheur, toujours élégante et joliment vêtue, très différente de sa cousine Camille, la gentille chipie aux cheveux bleus. Mais c’est bien une fille d’aujourd’hui, loin des nunuches ou des potiches.

Le dessin de Colonel Moutarde emprunte aussi au manga, en particulier dans les postures des personnages et les grands yeux des héroïnes. Cela donne à la série un charme véritable.
Affaire à suivre donc …
Catherine GENTILE
« Maïa » T2 (« Un secret bien gardé ») par Brigitte Luciani et Colonel Moutarde
Éditions Dargaud (10,45 euros)











