C’est le 15 avril 1941 qu’Edgar Jacobs est présenté par son ami d’enfance Jacques Van Melkebeke à Hergé, à l’occasion de la représentation de « Tintin et Milou aux Indes » au théâtre des Galeries, à Bruxelles : une pièce écrite par Hergé et Van Melkebeke. Cette rencontre marque le début d’une longue et fructueuse amitié entre le dessinateur des aventures du déjà célèbre Tintin et l’imposant baryton devenu dessinateur par nécessité. Au fil de cet ouvrage passionnant, Éric Verhoest revient sur les trois décennies au cours desquelles les deux maîtres de la ligne claire se sont livrés à un amical duel. Jacobs, et plus encore Hergé, ont fait l’objet d’une multitude d’ouvrages (1) ; celui-ci est le premier réunissant les destins croisés de ces deux géants de la bande dessinée belge.
Lire la suite...« Communardes ! T3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles… » par Xavier Fourquemin et Wilfrid Lupano
Troisième tome consacré aux femmes de la Commune (il y en aura normalement deux autres), ce très réussi « Nous ne dirons rien de leurs femelles… » témoigne parfaitement des mentalités et des positions intellectuelles de la société à l’époque : un scénario parfaitement huilé et documenté, mais en valeur par un dessin semi-réaliste précis et agréable…
Fille du peuple, Marie était la demoiselle de compagnie d’Eugénie, fille d’un colonel de l’armée française : elles sont devenues les meilleures amies du monde, malgré le fossé social qui les sépare. Mais la rancœur et l’amertume se sont ensuite accumulées quand elle sera renvoyée après que la jeune fille de maison se soit retrouvée enceinte d’un beau libraire de conditions inférieures et envoyée au couvent, obligée de devenir ouvrière à la journée.
Quelques années plus tard, on retrouve Marie qui sert la soupe aux communards, sur les barricades, et qui tombe sur le libraire éconduit autrefois par le père d’Eugénie. Elle va d’ailleurs retrouver aussi son amie d’enfance dans une crypte du couvent de Picpus, réduite à un état de démente cadavérique.
Même si Marie n’est pas une militante dans l’âme, la Commune de Paris, en cette année 1871, représente, pour elle, une occasion en or qui va lui permettre de régler ses comptes envers ces hommes du XIXème siècle qui n’affichent que mépris et cruauté envers les femmes… Les lâches d’aujourd’hui et les oppresseurs d’hier vont passer un mauvais quart d’heure…
« Communardes ! T3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles… » par Xavier Fourquemin et Wilfrid Lupano
Éditions Vents d’Ouest (14,50 €) – ISBN : 978-2-7493-0798-5












