Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
Lire la suite...IMPARDONNABLE!
Récemment lors d’une Université d’été, il a été dit que j’avais omis dans mes recherches, à la fin des années soixante 60, de parler de mangas.Notez à la fin des années 60! Impardonnable!
Fort heureusement Didier Passamonik a remis les pendules à l’heure et je l’en remercie ici. Mais, je vais ajouter une petite précision afin de faire grimper l’adrénaline à mon détracteur dont je n’arrive pas à me rappeler le nom, il a un nom (c’est un pseudo) un nom de trust américain, Ford, Vanderbilt…bof, eh bien en juillet 1970, j’ai monté une importante expo sur les mangas, en oui, avec la complicité d’Henri Fillipini et de Robert Gigi qui a croqué l’événement. Que l’on se le dise, car quand on veut jouer à l’historien, il y a intérêt à se documenter.
Claude Moliterni
PS:
J’allais oublier, la même année, Jean-Claude Forest et moi étions invités par les Centres culturels français en Corée et au Japon. Nous avons été reçu dans un premier temps par Osamu Tesuka et les dessinateurs japonais et puis par l’éditeur Kodansha.
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