Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...Des lendemains sans nuages
Résumé : Les lendemains dépeints sont des plus opulents, mais les éboueurs risquent d’y être submergés par un raz de marée d’immondices. Pour améliorer leur maigre ordinaire, les chômeurs y testent les nouvelles drogues inventées par les chimistes. La société …
Résumé : Les lendemains dépeints sont des plus opulents, mais les éboueurs risquent d’y être submergés par un raz de marée d’immondices. Pour améliorer leur maigre ordinaire, les chômeurs y testent les nouvelles drogues inventées par les chimistes. La société est vouée aux loisirs, mais le virtuel déprécie sournoisement le réel : dans les prisons, les détenus sont abrutis à doses massives de soap-operas. Les limites du corps et de l’esprit sont en outre repoussées à l’infini, mais les J.O. sont sponsorisés par des fabricants de produits dopants et les enfants manipulés génétiquement ne peuvent plus identifier leurs véritables parents…
A l’origine de cette évolution programmée de l’humanité, une seule et unique puissante multinationale : Techno-Lab. Pour Nolan Ska, seul objectif pour éviter ça : remonter le temps et retrouver F.G. Wilson, le futur promoteur de Techno-Lab, avant qu’il n’enclenche ce processus !
Notre avis : Ces courts récits de « politique fiction », reliés entre eux par une trame inventive entraine le lecteur vers des reflexions sur l’avenir et le devenir de notre humanité. L’ensemble est intéressant et bien mené par un Fabien Vehlmann (Green Manor – Dupuis) en forme. Il faut remarquer l’astucieuse collaboration graphique « à quatre mains » entre Bruno Gazzotti (Soda – Dupuis) et Ralph Meyer (Berceuse assassine – Dargaud).
Le lombard, collection Signé, 11,58 €







