Les mois qui ont précédé les grands bouleversements de 1936 servent de cadre à ce récit aux personnages soigneusement étudiés. Au milieu des années 1930, François, le fils de grands bourgeois vivant dans leur bulle, est confronté à une bande de jeunes adolescents : enfants d’ouvriers, dont il découvre le quotidien précaire. À partir de cette trame conventionnelle, Éric Stalner construit une histoire émouvante, flirtant avec la grande histoire. Un choc violent entre deux mondes qui s’opposent : prémices des soubresauts annonçant les années sombres de la Seconde Guerre mondiale.
Lire la suite...Des lendemains sans nuages
Résumé : Les lendemains dépeints sont des plus opulents, mais les éboueurs risquent d’y être submergés par un raz de marée d’immondices. Pour améliorer leur maigre ordinaire, les chômeurs y testent les nouvelles drogues inventées par les chimistes. La société …
Résumé : Les lendemains dépeints sont des plus opulents, mais les éboueurs risquent d’y être submergés par un raz de marée d’immondices. Pour améliorer leur maigre ordinaire, les chômeurs y testent les nouvelles drogues inventées par les chimistes. La société est vouée aux loisirs, mais le virtuel déprécie sournoisement le réel : dans les prisons, les détenus sont abrutis à doses massives de soap-operas. Les limites du corps et de l’esprit sont en outre repoussées à l’infini, mais les J.O. sont sponsorisés par des fabricants de produits dopants et les enfants manipulés génétiquement ne peuvent plus identifier leurs véritables parents…
A l’origine de cette évolution programmée de l’humanité, une seule et unique puissante multinationale : Techno-Lab. Pour Nolan Ska, seul objectif pour éviter ça : remonter le temps et retrouver F.G. Wilson, le futur promoteur de Techno-Lab, avant qu’il n’enclenche ce processus !
Notre avis : Ces courts récits de « politique fiction », reliés entre eux par une trame inventive entraine le lecteur vers des reflexions sur l’avenir et le devenir de notre humanité. L’ensemble est intéressant et bien mené par un Fabien Vehlmann (Green Manor – Dupuis) en forme. Il faut remarquer l’astucieuse collaboration graphique « à quatre mains » entre Bruno Gazzotti (Soda – Dupuis) et Ralph Meyer (Berceuse assassine – Dargaud).
Le lombard, collection Signé, 11,58 €






