Dans la série des mythiques personnages de la BD franco-belge vus par des auteurs aux styles différents de ceux de leurs créateurs ou continuateurs, certains s’en dépatouillent manifestement mieux que d’autres. C’est le cas d’un Émile Bravo sur Spirou, mais aussi de Matthieu Bonhomme sur Lucky Luke. Ayant inauguré ce principe il y a tout juste dix ans, le virtuose graphiste revient avec une troisième aventure décalée du célèbre cow-boy qui tire plus vite que son ombre… Après avoir confronté ce dernier aux risques de la mort et de la vie de couple, il fait endosser le rôle du père à notre flegmatique héros au foulard rouge ! Un album au propos écologique, qui réussit à être à la fois réaliste, drôle et émouvant, et qui est superbement dessiné !
Lire la suite...L’Âne en culotte
Le début : En plein hiver, voilà que Soupetard part en Vendée avec sa seour à lunettes, son lapin Cerfeuil et Maman Servant. Il est content : il va revoir Millemouches, son copain qui ne se lave jamais – d’où …
Le début : En plein hiver, voilà que Soupetard part en Vendée avec sa seour à lunettes, son lapin Cerfeuil et Maman Servant. Il est content : il va revoir Millemouches, son copain qui ne se lave jamais – d’où les mouches. En attendant le train, il tombre en admiration devant une affiche pour les excursions aux îles de l’Océan, avec une petite fille montée sur un âne en culotte à carreaux. Il aimerait bien « excursionner » comme ça. mais ce voyage cache quelque chose : son pépé Just est mort et ils vont à l’enterrement. Soupetard prend la nouvelle avec sa philosophie d’enfant (un mystère) et hérite d’un beau cadeau : un coquillage qui ne marche pas. On n’entend pas la mer dedans parcequ’il est bouché. En fait, il y a un truc dedans : la carte d’une île avec des mots écrits en latin et une croix indiquant le camp secret des indiens. Avec Millemouches, et faisant fi du danger, Soupetard part à la chasse au trésor sur l’île de Ré. Sans le savoir, il va rejoindre l’enfance de son grand-père …
Notre avis : Berlion et Corbeyran étant occupés parallélement sur d’autres projets, le cadet des Soupetard se fait plus rare. Il aura donc fallu attendre deux ans pour retrouver le jeune garçon et son attendrissant univers familial. Avec subtilité et émotion, les deux auteurs évoquent ici la disparition d’un proche. Par le biais de ce coquillage qu’il lui lègue, le grand-père de Soupetard transmet à son petit-fils ses propres rèves d’enfant. La vie n’est qu’un éternel recommencement …
Dargaud – 8,40€






