Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...L’enfant Loup
Le début : Après avoir assassiné son frère et sa famille, Mathias Le Sec prend le pouvoir et règne en maître impitoyable sur le Duché. Miraculeusement, l’enfant du duc légitime a échappé au massacre, grâce au courage de sa nourrice. …
Le début : Après avoir assassiné son frère et sa famille, Mathias Le Sec prend le pouvoir et règne en maître impitoyable sur le Duché. Miraculeusement, l’enfant du duc légitime a échappé au massacre, grâce au courage de sa nourrice. Un meneur de loup le recueille et l’élève loin des hommes et des intrigues du pouvoir. Dix ans plus tard, l’existence de cet enfant, héritier du Duché, est devenu une légende, porteuse d’espoir pour les gens du peuple et de hantise pour les usurpateurs.
Notre avis : Lorsque Swolfs s’attaque à un genre précis, l’oeuvre qu’il réalise fait souvent ensuite objet de référence. Ce fut le cas du western Durango (Alpen) ou du fantastique Prince de la Nuit (Glénat), pour ne citer que les séries les plus connues et hors celles qu’il scénarise uniquement. Légende, sa nouvelle série, qu’il situe cette fois dans l’univers médiéval, ne fera pas exception à la règle, tant la densité du scénario (même si Swolfs n’évite pas certains clichés du genre, comme cet héritier qu’on croit mort et qui est en fait recueilli par un marginal reclus dans la forêt), la construction du récit, le découpage toujours très « cinématographique » et le graphisme réaliste superbement maîtrisé font mouche tout au long de ce premier tome. Que dire de plus ? LT
Soleil – 12,50€







