Sans emploi et souvent partisan du moindre effort, Léo vit depuis deux ans chez sa sœur, dans la Nièvre, en attendant de dénicher un boulot. En fait, ce garçon un peu à la dérive n’a qu’un seul rêve : trouver des trésors ! Le souci, c’est que, dans la vallée du Beuvron, ça ne coure pas vraiment les rues. En plus, il s’y prend comme un manche ! Alors, après avoir pratiqué, sans succès, la pêche à l’aimant, il passe à la vitesse supérieure en achetant un détecteur de métaux. Sa frangine, à bout de nerfs, lui donne trois mois pour trouver un travail, sinon elle le vire… Une fois de plus, Duhamel (1) excelle dans la description, sensible et drôle, de ces paumés et petites gens qu’il sait rendre si attachants…
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Le début : Ian est un robot. L’androïde le plus perfectionné jamais inventé, doté d’une intelligence artificielle et d’un corps humain parfait. Mais IAN n’est pas parfait, lui. La violence de ses réactions et sa puissance meurtrière incontrôlable ont …
Le début : Ian est un robot. L’androïde le plus perfectionné jamais inventé, doté d’une intelligence artificielle et d’un corps humain parfait. Mais IAN n’est pas parfait, lui. La violence de ses réactions et sa puissance meurtrière incontrôlable ont décidé les têtes pensantes du Pentagone à le supprimer. Problème : IAN a disparu. Recueilli par des clochards, il reste introuvable. Et cette fois, il est décidé à ne plus être le jouet de la volonté des autres. Il n’a qu’un objectif : neutraliser ceux qui dictent au Président des Etats-Unis sa politique répressive …
Notre avis : Pour parler franchement, les débuts de IAN nous avaient laissés un peu de marbre, entre un scénario qui frôlait la caricature des récits d’anticipation autour de l’intelligence artificielle, et une recherche graphique non aboutie de la part d’un Ralph Meyer, à peine sorti de Berceuse Assassine et qui souhaitait faire évoluer son style. Que reste-t-il aujourd’hui de ces premières impressions ? Eh bien, pas grand-chose ! Ce troisième tome, le meilleur de la série à ce jour, est un album remarquable à tous les niveaux. Le virage psychologique amorcé avec La leçon des ténèbres, le précédent tome, se confirme avec réussite. Fabien Vehlmann allie avec aisance et équilibre narratif les scènes d’action et les réflexions autour de l’évolution de notre société et sa tentation totalitaire, du développement des nouvelles technologies et de –allez, osons le- l’avenir de l’humanité. Ralph Meyer est, pour sa part, impressionnant de maturité graphique. Ses découpages sont percutants. Son style réaliste, d’une lisibilité exemplaire, se voit rehaussé par une maîtrise chromatique directe. A notre humble avis, Ian fait aujourd’hui partie des meilleures séries contemporaines.
Laurent Turpin






