Après son remarquable « Hoka Hey ! », Neyef met en scène des enfants livrés à eux-mêmes dans un monde en ruines. Bien entendu, on peut lire « Les Enfants perdus » comme une nouvelle version du mythe (débarrassé de ses fées et de ses paillettes) de l’enfant qui refuse de grandir… mais on peut aussi y voir une histoire de fratrie, un récit sur l’amitié et, surtout, une fable sur ce qu’il reste de l’enfance lorsque les adultes ont déserté…
Lire la suite...BRAVO WOLINSKI !
Est-ce important pour la BD d’avoir une vitrine comme le Festival d’Angoulême ?
GW:Je crois que oui. Nous avons le plus grand festival de bande dessinée au monde, nous n’allons pas bouder notre plaisir. Et puis, la bande dessinée, c’est important à une époque où l’art refuse le dessin. Que voit-on dans les galeries, dans les ventes, dans les Fiac ? Des objets, des gonzesses à poil, des trous, des nains de jardin à la Jeff Koons… Où est passé le dessin ? Il est dans la bande dessinée. est là que sont les grands artistes de l’époque. Parce que, pour moi, l’art, c’est le dessin. l’homme a toujours dessiné. la pureté du dessin des hommes des cavernes n’a jamais été égalée. Alors, pour moi, Rothko, c’est de la merde! Klein, c’est de la merde! Basquiat, c’est de la merde! C’est dans la bande dessinée que se trouvent les grands dessinateurs. Crépax, Buzzelli, Moebius… Mais aussi Reiser. Wi1lem ou Vui1lemin qui est un coloriste,extraordinaire. l’art de notre époque, c’est la bande dessinée !
In A nous Paris, gratuit distribué dans le métro.







