Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Zorro est arrivé !
Shadow, le nouvel album de Largo Winch (la suite de Golden Gate) bénéficie d’un dénouement aussi hollywoodien que les feuilletons de sa série télé !
Accusé de viol et emprisonné, puis relaché sous caution, Largo Winch poursuit seul son enquête pour se disculper.
Intrigues, complots, manipulations diverses et multiples rebondissement de très haute volée habitent les deux tiers de ce nouvel album qui se déguste « goulument » jusqu’à la planche 33.
Soudain, à la fin de la planche 33, alors que notre play-boy milliardaire se trouve dans une situation plus que désespérée, retentit dans le silence du désert un « Zorro est arrivé » (Je n’invente rien) qui annonce un dénouement euphorique en faveur du beau Largo.
Loin de se montrer déçu de cette fin plutôt (à priori)désolante, force est d’avouer que l’ensemble relève alors de la virtuosité, tant narrative que graphique, car c’est bel et bien à un happy-end de thriller hollywwodien que nous convient Van Hamme et Francq.
Les deux auteurs s’en donnent visiblement à coeur joie dans l’action, avec descente d’agents spéciaux, de tireurs d’élite, etc. Cette issue, qui ne néglige aucun des codes du genre, donne alors au lecteur l’occasion de s’interroger sur la part de « cinéma » dans tout ça .
Un des thèmes de ce nouveau dyptique de Largo Winch n’est-il pas d’ailleurs de dénoncer les faux semblants de cette industrie ! « That’s entertainment » !
Avec cette fin, la boucle est finalement bouclée, tant sur le fond que dans la forme.
Rejouissons-nous en !






