Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
LA MARQUE DU DEMON
La légende dit que Douram, le dieu créateur, ne pouvait se résoudre à détruire quoique ce fût dans l’univers qu’il avait créé. La destruction étant essentielle à l’équilibre et à l’harmonie du monde, il chargea une de ses créatures, Dahaak, de cette tâche ingrate.
Sa soif de destruction devint telle que Dahaak menaça de détruire son créateur et de le remplacer. C’est ainsi qu’on enferma ce démon dans les lointaines terres du Nord.
Urbald du clan Nalkath a commis le double sacrilège de tuer le shaman des Wooka, le clan rival, et de séduire Annicia, la fille du chef. Poursuivi par ses ennemis Urbald va traverser le pont de l’oubli qui le mènera dans l’antre de Dahaak. De la voix même du dieu déchu il apprendra son destin: « à partir de ce jour, tu abandonneras toute volonté propre, tu ne vivras que pour tuer, car chaque vie que tu faucheras me libérera de mes chaînes ».Et ainsi fût fait: Urbald se transforma en machine à tuer, chaque massacre vit Urbald se transformer un peu plus en Dahaak et Dahaak s’humaniser.
Dans sa quête pour se libérer de cette malédiction, Urbald croisera le chemin d’Haïlym le scribe, de Saskya la voleuse et de deux enfants Iselle et Kernel, à la fois fascinés et terrifiés.
La marque du démon
Pilotta-Simon- Erkol
Albin Michel






