Dans un monde médiéval fantastique ravagé par la guerre, où le bien et le mal se confondent en absurdités sanglantes, Alastor de Sombregarde est un chevalier maudit, revenu d’entre les morts, grâce à l’intervention d’un maître-gobelin plutôt roublard du nom de Guulghar. Cette anthropomorphe créature, aussi cynique que philosophe, tient en sa main un bâton orné du crâne de son frère Huulghar, lequel continue, malgré tout, de parler et d’exercer la sorcellerie. L’improbable trio traverse champs de bataille et forêts damnées, afin de retrouver la dulcinée du seigneur désabusé… Aurélien Morinière illustre de façon magistrale cette grinçante épopée d’heroic fantasy —tendance Tim Burton —, dont son complice (Olivier Dobremel, alias Dobbs) nous livre de prometteuses prémices tragi-comiques…
Lire la suite...Disparition d’Antonio Parras
C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition de Juan Antonio Parras Montlat, dit Antonio Parras, à l’âge de 81 ans.
Né à Barcelone en 1929, Antonio avait débuté sa carrière en Espagne pour la presse et les éditions Bruguera avant de s’installer en France durant les années 50. Adepte du dessin réaliste à l’image de nombreux dessinateurs espagnols de cette époque, il avait signé de nombreux récits pour Edifrance (L’Histoire de France en BD), Dupuis (Les Histoires de l’Oncle Paul avec Charlier), Vaillant, Risque-Tout, Ici-Paris, etc. Mais c’est dans Pilote, au début des années 60, qu’il s’imposa en réalisant plusieurs histoires dont Ian Mac Donald sur un scénario de Guy Vidal. L’album Tu n’es pas le bon Dieu petit chinois demeure aujourd’hui encore une petite merveille de politique/fiction. Il collabora également au Journal de Tintin et signa en parallèle de nombreuses couvertures (Bob Morane, Tanguy et Laverdure) où son talent de dessinateur réaliste s’exprimait remarquablement.
Il réalisa par la suite les séries Les Inoxydables avec Vicor Mora, Le Lièvre de Mars avec Cothias, La Dernière lune avec Le Tendre et Rodolphe et Le Méridien des brumes avec Juszezak.
Grand amateur de cinéma américain et de littérature, Antonio appréciait plus que tout les plaisirs simples de la vie, comme partager un verre d’un bon vin rouge avec ses amis, se passionner pour un match de tennis et de football ou humer l’air de l’océan Atlantique…
Son dessin était à l’image de sa personnalité généreuse, énergique, originale et révoltée.
(Communiqué Dargaud)
Toute l’équipe de BDzoom présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches d’Antonio Parras.







Je suis effondré d’apprendre la mort d’Antonio Parras.
Pour l’avoir invité/rencontré lors de deux salons BD à Paris, j’avais découvert un homme chaleureux , effectivement bon vivant et emprunt à vous raconter toute une série d’anecdotes sur son vécu dans le monde de la BD.
Bien entendu, nous connaissons ses albums mais il a été aussi un très grand illustrateur dans Pilote et dans Vaillant.
Nous devions le revoir en novembre…
(