Comme expliqué dans la première partie de ce dossier (1), le tenace Marijac, ayant rejoint la capitale avec famille et bagages, a su constituer une solide équipe d’auteurs qu’il crédite et cite comme « les meilleurs dessinateurs français » : Étienne Le Rallic, Auguste Liquois, Raymond Cazanave, Daniel Laborne, Erik, Claude Marin, Mat… Malgré la concurrence, le journal Coq hardi se porte donc plutôt bien : la qualité de son contenu, au sommaire varié, étant reconnue comme tel. Marijac se voit alors un peu obligé de renforcer son écurie avec bien d’autres créateurs aussi talentueux (et non des moindres puisqu’on note l’arrivée de Raymond Poïvet, Dut, Christian Mathelot, Kline, Noël Gloesner…) et avec des traductions d’excellentes bandes dessinées étrangères qu’il adapte bien souvent lui-même…
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« Le Temps perdu » par Vink et Rodolphe
Revenant d’un salon de BD épuisant, un jeune dessinateur, qui sort rarement de chez lui, sent la fatigue prendre le dessus. Il préfère alors s’arrêter dans un petit hôtel pour y passer la nuit. Dans sa chambre, il est étrangement fasciné par une gravure accrochée au mur… Représentant un bûcheron, elle lui laisse une impression de déjà-vu. Il s’approche pour la regarder plus attentivement et il bascule à l’intérieur du dessin, la scène représentée prenant vie autour de lui. Il découvre alors un univers fantasque, aussi insolite que bizarroïde…, mais qui lui semble toujours, finalement, totalement familier.
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« Dusk Maiden of Amnesia » T1 par Maybe
Les histoires de maisons hantées sont monnaie courante de par le monde. Le Japon avec son folklore fabuleux, extrêmement présent, n’y coupe pas. L’ancien bâtiment de l’école privée Seiko, où étudie Teiichi Niyiya, fait partie de ces lieux hantés. La légende veut qu’une jeune fille se soit retrouvée enfermée dans une pièce aujourd’hui abandonnée. Son fantôme lui continuerait de hanter cet établissement. Est-ce une légende juste bonne à tenir à carreau les élèves ou, alors, quelqu’un est-il réellement mort dans ce lieu ? La curiosité conduira le jeune Teiichi à finalement rencontrer Yûko Kanoe, la fameuse jeune fille fantôme qu’il est, étrangement, le seul à voir. Ce qui va les conduire à monter ensemble un « club d’enquête sur les phénomènes étranges ».
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Spécial « horreur au féminin » chez Delcourt
Certes, la collection Contrebande de Delcourt contient déjà quelques figures féminines attenantes au genre horrifique, avec des séries comme « Fatale » ou « The Sword »… Mais Josephine et Dara doivent désormais compter Lucy Loyd et Rachel Beck parmi leurs rangs, les éditions Delcourt venant de publier deux albums mettant en scène ces femmes d’exception…
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« Flor de Luna T5 : Christie » par Éric Lambert et Pierre Boisserie
Dans un premier cycle de « Flor de Luna » (3 tomes parus en 2007, 2008 et 2009), on découvrait le contexte socio-économique du commerce du tabac à Cuba et des thèmes classiques comme l’esclavage, le colonialisme, les conflits d’intérêt entre aristocratie et bourgeoisie ou le sens du sacrifice dont savent faire preuve ceux qui ont déjà tout perdu…
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« Mon cousin dans la mort » par François Duprat
Les rééditions ont parfois cela d’intéressant, c’est qu’elles permettent aux lecteurs de redécouvrir quelques pépites devenues introuvables. C’est le cas aujourd’hui pour cet album sensible signé François Duprat, « Mon cousin dans la mort ». Publié initialement aux éditions Petit à Petit en 2001, ce récit ancré dans le monde rural des années soixante et dans le contexte trouble de la guerre d’Algérie, est proposé par La Boîte à bulles, dans un format différent de sa taille originelle. (1)
Une belle occasion d’apprécier le travail d’un auteur très intéressant, capable d’aborder toutes sortes de sujets et d’explorer une large palette de sentiments.
« L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu T3 : Le Mystère de la femme-araignée » par Paul Salomone et Wilfrid Lupano
Présentée sous un titre ironique, « L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu » est une série western initiée depuis 2011 par le scénariste Wilfrid Lupano en compagnie de Paul Salomone. Sur un ton à la fois grave et parodique, les lecteurs suivent depuis 2 tomes les péripéties rencontrées par l’avocat Byron Peck, son secrétaire danois Knut Hoggaard et le bagagiste Bishop. En Arizona, les trois hommes cherchent à mettre la main à la fois sur un trésor mexicain et de précieux documents touchant à l’histoire des USA. Face à eux, la sulfureuse Margot de Garine, une aventurière et voleuse sachant manier charmes et revolver ; dans ce nouvel et troisième opus, tous les protagonistes se retrouvent en territoire Navajo, occupés à décrypter le « Mystère de la femme-araignée »…
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Zoom sur les meilleures ventes de BD du 21 mai 2014
Les semaines se suivent et se ressemblent pour le « Top 20 Ipsos/Livres Hebdo » : le classement tous genres confondus n’accueillant toujours, comme seul représentant du 9e art, que « Fairy Tail » T37 qui résiste en 9ème position. En revanche, les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas, pour le classement des meilleures ventes de bandes dessinées ! Spirou (dans « La Femme léopard ») s’empare de la 1ère marche du podium et il n’y entre, cette fois-ci, qu’une seule nouveauté : « La Banque, première génération T1 : 1815-1848, l’initié de Waterloo ».
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Coq hardi : vie et mort d’un journal (première partie)
Le 20 novembre 1944 est une date que n’oublieront jamais les jeunes enfants de l’époque habitant la zone sud de la France, car c’est celle de la parution du premier numéro de Coq hardi : un périodique sous-titré « Chante tous les dix jours pour la jeunesse de France ». L’histoire de Coq hardi est avant tout celle d’un homme passionné par la bande dessinée, Jacques Dumas, plus connu sous le pseudonyme de Marijac : Jac pour son prénom, Mari pour celui de sa femme Marie. Né le 7 novembre 1908 à Paris, au sein d’une modeste famille originaire du Massif Central, cet ancien ouvrier ajusteur chez Renault — autodidacte, car n’ayant jamais suivi le moindre cours de dessin (encore moins de scénariste) — allait passionner toute une génération de lecteurs n’ayant connu que les privations de l’Occupation allemande. C’est l’histoire de ce journal à nul autre pareil que nous allons vous conter.
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« Le Captivé » par Christian Durieux et Christophe Dabitch
Que voilà un étonnant roman graphique, basé sur une histoire incroyable, mais vraie : à la fin du XIXe siècle, un jeune psychiatre décide de soigner, à l’aide de l’hypnose (méthode allant à l’encontre des récents écrits scientifiques alors en vogue), un patient atteint d’un mal mystérieux (la dromomanie) qui le pousse à marcher. Des voix lui disent qu’il faut partir, lui donnent mal à la tête et il faut qu’il s’en aille absolument. Et des fois très loin, jusqu’en Algérie… Après, il ne se souvient de rien…
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