« L’Été avec Olivia » est une bande dessinée toute en délicatesse et poésie qui décrit la naissance de sentiments inconnus, le temps d’un été, pour une préadolescente observatrice. De l’ennui à un enthousiasme bridé et incertain, la jeune autrice s’attarde par petites touches sensibles sur l’évolution émotionnelle de sa jeune héroïne. Nous remercions sincèrement Melhia Martin d’avoir pris du temps pour répondre à nos questions sur une bande dessinée qui inaugure la collection Orage aux éditions Biscoto.
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Zoom sur Hergé : ou comment parler de « Tintin » sans Tintin…
Depuis une dizaine d’années, les éditions Sépia consacrent des ouvrages à l’œuvre d’Hergé et à ses personnages, sans utiliser le moindre dessin issu des albums du dessinateur belge : histoire de ne pas provoquer les foudres de la société Moulinsart, gardienne du temple hergéen. Deux nouveaux volumes, qui ne manquent pas d’originalité, viennent compléter Zoom sur Hergé : une collection qui en compte déjà une douzaine.
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Quand Loisel et Le Tendre se lèvent : « La Quête de l’oiseau du temps » T1, une analyse de planche…
Publiée pour la première fois chez Dargaud en janvier 1983, « La Quête de l’oiseau du temps » aura durablement marqué la bande dessinée franco-belge, en imposant notamment les talents conjugués de Régis Loisel et Serge Le Tendre. Au travers d’un registre alors novateur (l’heroic fantasy), les aventures de Pélisse et Bragon se poursuivent encore en 2021, sans rien perdre de leurs attraits. Retour aujourd’hui sur la planche introductrice du mythe, matrice fantastique qui aura aussi forgé sa propre imagerie instantanée : une héroïne en devenir, au seuil de sa quête intérieure, dans un temps prêt à basculer…
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Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (seconde partie)
Suite et fin du dossier consacré à Pierre Le Goff, dont les premiers dessins ont été publiés en 1950, dans l’hebdomadaire Zorro. Cette collaboration a marqué le début d’une longue carrière dans le monde de la bande dessinée pour un homme qui avoue, volontiers, ne jamais avoir trouvé plaisir à dessiner. Si parfois ses fonctions de syndicaliste ont fait de l’ombre au dessinateur, il laisse une œuvre importante et variée dont l’autodidacte qu’il est peut être fier. Pour lire la première partie de ce « Coin du patrimoine », cliquez ici : Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (première partie).
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Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (première partie)
Pierre Le Goff publie ses premiers dessins en 1950, dans l’hebdomadaire Zorro. Cette collaboration marque le début d’une longue carrière dans le monde de la bande dessinée pour un homme qui avoue, volontiers, ne jamais avoir trouvé plaisir à dessiner. Si parfois ses fonctions de syndicaliste ont fait de l’ombre au dessinateur, il laisse une œuvre importante et variée dont l’autodidacte qu’il est peut être fier.
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Leo, planètes à part ! « Aldébaran », une analyse de planche…
Décrit en 2020 tel « un infatigable constructeur d’univers », Leo (de son vrai nom, Luiz Eduardo de Oliveira) aura marqué la science-fiction contemporaine avec son multivers des « Mondes d’Aldébaran », foisonnante saga démarrée chez Dargaud en 1994. Cinq cycles et 23 albums plus tard, l’œuvre de l’auteur brésilien (vendue à plus de 3 millions d’exemplaires) a pleinement démontré ses capacités à fasciner et surprendre les lecteurs ; exoplanètes, faune et flore inconnues, divergences d’intérêt dans les tentatives de colonisation, discours éthique sur la politique, l’écologie et la biodiversité, mystérieuse intelligence extraterrestre, relations trophiques complexes entre les espèces, rôle et place des femmes, dénonciation des dictatures… Autant de thématiques portées par ce riche planet opera, dont le premier tome (« La Catastrophe ») portait bien sûr tous les germes : décryptage avec une analyse de planche placée sous les étoiles…
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De nouvelles intégrales pour des séries publiées autrefois dans Spirou, Tintin, Pilote…
Force est de constater que l’offre en intégrales des bandes dessinées phares proposées dans les périodiques de ce qu’on appelle souvent l’âge d’or franco-belge (Spirou, Tintin, Pilote…) est en forte diminution, par rapport à la décennie précédente. Pourtant, il reste encore de nombreux joyaux de cette période qui demeurent toujours inaccessibles aux nouvelles générations. Hélas, manifestement, le lectorat — et donc les ventes — ne serait plus trop au rendez-vous : du moins pas assez pour que ces rééditions soient rentables ! Heureusement, certains éditeurs continuent, coûte que coûte, leur mission patrimoniale : que ce soient ceux qui ont pignon sur rue (Dupuis avec « Boule et Bill », Le Lombard avec « Martin Milan »… ou Dargaud avec « Tanguy et Laverdure » et « Barbe-Rouge ») ou d’autres, moins nantis, qui s’en sont fait une spécialité, à l’instar de L’Élan (avec l’œuvre de Maurice Tillieux) ou de Fordis (avec la collection Jean-Michel Charlier présente).
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Walli rejoint les étoiles…
Apparu dans les pages de l’hebdomadaire Tintin en 1974, Walli s’en est allé le 23 juin rejoindre ces étoiles qui le passionnaient. Connu pour ses reprises de héros mythiques nés dans l’hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans, il n’a pas réussi à imposer une série personnelle, malgré un trait original.
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Gibrat au temps de l’Occupation : « Le Vol du corbeau », une analyse de planche…
De « Goudard », lancée en 1978 avec Jackie Berroyer dans Charlie mensuel, jusqu’à son actuelle série « Mattéo » (initiée en 2008 chez Futuropolis), Jean-Pierre Gibrat a atteint les sommets du 9e art. Consacré pour son graphisme et ses couleurs, salué pour ses scénarios et ses dialogues, l’auteur (né en 1954 à Paris) accumule les honneurs et les distinctions ; une popularité qui passe également par la mise en vente d’originaux à des prix de plus en plus vertigineux. Un seul exemple : 130 000 € pour la couverture originale du premier tome du « Sursis », proposée aux enchères chez Daniel Maghen le 12 juin dernier ! Retour aujourd’hui sur un autre classique de la bande dessinée historique, « Le Vol du corbeau » (2002), dont nous analyserons ici la toute première planche…
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D’Astérix à Idéfix, l’irréductible production !
En 52 avant Jésus-Christ, tout Lutèce est occupée par les Romains… Tout ? Non ! Une bande d’irréductibles animaux (menée par Idéfix) résiste encore et toujours à l’envahisseur. Par Toutoutatis, certains risquent bien d’y perdre leur latin. Car en 2021, qu’on se le dise, les éditions Albert René enclenchent l’accélérateur : un prequel des aventures d’Astérix à partir du 16 juin, une série animée 3D en septembre sur les écrans de France Télévisions et un nouvel album (« Astérix et le Griffon ») signé par le duo Ferri-Conrad le 21 octobre. Ce, sans compter diverses expositions, catalogues, ouvrages et hors-séries. Entre traditions et nouveautés, l’esprit imaginatif des regrettés Goscinny et Uderzo n’aura jamais été aussi bien célébré. Retour sur cette longue production en compagnie de ses auteurs…
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Décès brutal de Mandryka : Nikita rejoint Claire et Marcel !
Dans la nuit du 13 au 14 juin, Nikita Mandryka est décédé brutalement à Genève où il avait son atelier. Après Marcel Gotlib et Claire Bretécher, c’est le troisième mousquetaire de l’aventure de L’Écho des savanes qui nous quitte. S’il fallait donner le titre de père au mouvement naissant de ce qu’on a appelé la « nouvelle bande dessinée », c’est à Nikita Mandryka que revient ce titre. Il avait 80 ans.
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