Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
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« L’État morbide » : (re)découvrir un album incontournable !
Si les auteurs oubliés furent nombreux au cours des années d’après-guerre, il en est d’autres, plus récents, qui, eux aussi, connaissent un injuste purgatoire. C’est le cas de Daniel Hulet : dessinateur inventif et provocateur, dont l’œuvre – qui a couvert les années 1970-2000 – est trop méconnue. Les éditions Glénat ont eu l’excellente initiative de proposer l’intégrale de « L’État morbide » : trilogie macabre à l’esthétisme novateur. Un pur chef-d’œuvre !
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Roger Bussemey : une carrière discrète exemplaire… (première partie)
Bien qu’ayant fait rêver plusieurs générations de jeunes lecteurs avec ses fameux Moky et Poupy, flanqués de leur compagnon l’ours Nestor, le nom de Roger Bussemey, comme celui de bien d’autres auteurs d’après-guerre est aujourd’hui bien oublié. Revenons sur la carrière sans faille d’un auteur complet, scénariste et dessinateur, aussi à l’aise dans le réalisme que dans l’humour. Un auteur modeste, mais brillant qui, avec un peu plus de chance, aurait pu jouer dans la cour des grands.
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Pierre Guitton : disparition d’un pionnier de l’underground hexagonal…
Peu de lecteurs de bandes dessinées se souviennent de Pierre Guitton : l’homme qui couvrait ses dessins de petits points. Il a pourtant œuvré au sein du 9e art pendant près de 20 ans, s’adressant à un lectorat politisé, avant de proposer ses derniers travaux dans le mensuel (À suivre). Il nous a quittés le 20 juillet 2021, à l’âge de 77 ans.
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Fumetto n° 118 : hommage à Guido Crepax !
Décédé en 2003, Guido Crepax figure parmi les pionniers de la bande dessinée pour adultes. Fumetto, le meilleur magazine italien dédié aux fumetti (bandes dessinées en Italie), lui consacre un copieux dossier. Un sommaire une fois encore passionnant et varié sur la riche bande dessinée transalpine, mais pas seulement.
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« Les Innommables » par Yann et Conrad : la naissance d’une aventure sans vergogne…
Avec un titre pareil, « Les Innommables » de Yann et Conrad ne pouvaient pas faire les choses comme tout le monde. Apparue dans Spirou en 1980, l’iconoclaste série va en effet manier l’humour noir et le non-politiquement correct comme jamais auparavant. Censurée, remaniée, rééditée par Temps Futurs, Bédéscope/Glénat, puis Dargaud, ses albums chronologiquement réordonnés, additionnés ou non de gadgets et de fins alternatives, la série aux planches savonnées aura fini par perdre une bonne partie de son public ; que ce soit dans la jungle humide de Bornéo, au coin d’une ruelle mal famée de Hong Kong ou à cause d’un bon mot — de trop — lancé par ses irrévérencieux auteurs… Retour aujourd’hui sur la genèse de ces aventures qui en ont vu de toutes les couleurs mais qui n’ont jamais jauni !
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Zoom sur Hergé : ou comment parler de « Tintin » sans Tintin…
Depuis une dizaine d’années, les éditions Sépia consacrent des ouvrages à l’œuvre d’Hergé et à ses personnages, sans utiliser le moindre dessin issu des albums du dessinateur belge : histoire de ne pas provoquer les foudres de la société Moulinsart, gardienne du temple hergéen. Deux nouveaux volumes, qui ne manquent pas d’originalité, viennent compléter Zoom sur Hergé : une collection qui en compte déjà une douzaine.
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Quand Loisel et Le Tendre se lèvent : « La Quête de l’oiseau du temps » T1, une analyse de planche…
Publiée pour la première fois chez Dargaud en janvier 1983, « La Quête de l’oiseau du temps » aura durablement marqué la bande dessinée franco-belge, en imposant notamment les talents conjugués de Régis Loisel et Serge Le Tendre. Au travers d’un registre alors novateur (l’heroic fantasy), les aventures de Pélisse et Bragon se poursuivent encore en 2021, sans rien perdre de leurs attraits. Retour aujourd’hui sur la planche introductrice du mythe, matrice fantastique qui aura aussi forgé sa propre imagerie instantanée : une héroïne en devenir, au seuil de sa quête intérieure, dans un temps prêt à basculer…
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Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (seconde partie)
Suite et fin du dossier consacré à Pierre Le Goff, dont les premiers dessins ont été publiés en 1950, dans l’hebdomadaire Zorro. Cette collaboration a marqué le début d’une longue carrière dans le monde de la bande dessinée pour un homme qui avoue, volontiers, ne jamais avoir trouvé plaisir à dessiner. Si parfois ses fonctions de syndicaliste ont fait de l’ombre au dessinateur, il laisse une œuvre importante et variée dont l’autodidacte qu’il est peut être fier. Pour lire la première partie de ce « Coin du patrimoine », cliquez ici : Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (première partie).
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Pierre Le Goff : des revues de bande dessinée aux strips dans les quotidiens… (première partie)
Pierre Le Goff publie ses premiers dessins en 1950, dans l’hebdomadaire Zorro. Cette collaboration marque le début d’une longue carrière dans le monde de la bande dessinée pour un homme qui avoue, volontiers, ne jamais avoir trouvé plaisir à dessiner. Si parfois ses fonctions de syndicaliste ont fait de l’ombre au dessinateur, il laisse une œuvre importante et variée dont l’autodidacte qu’il est peut être fier.
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Leo, planètes à part ! « Aldébaran », une analyse de planche…
Décrit en 2020 tel « un infatigable constructeur d’univers », Leo (de son vrai nom, Luiz Eduardo de Oliveira) aura marqué la science-fiction contemporaine avec son multivers des « Mondes d’Aldébaran », foisonnante saga démarrée chez Dargaud en 1994. Cinq cycles et 23 albums plus tard, l’œuvre de l’auteur brésilien (vendue à plus de 3 millions d’exemplaires) a pleinement démontré ses capacités à fasciner et surprendre les lecteurs ; exoplanètes, faune et flore inconnues, divergences d’intérêt dans les tentatives de colonisation, discours éthique sur la politique, l’écologie et la biodiversité, mystérieuse intelligence extraterrestre, relations trophiques complexes entre les espèces, rôle et place des femmes, dénonciation des dictatures… Autant de thématiques portées par ce riche planet opera, dont le premier tome (« La Catastrophe ») portait bien sûr tous les germes : décryptage avec une analyse de planche placée sous les étoiles…
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