Quel beau récit en bande dessinée que ces bouleversantes « Mémoires d’un garçon agité » : l’histoire d’un gamin émotionnable d’une dizaine d’années qui a décidé d’arrêter de grandir et de se raconter, à l’aide de la vieille machine à écrire familiale. Ce refuge dans l’écriture est le seul moyen qu’il a trouvé pour essayer de stopper le temps : pour oublier le fait de se sentir responsable, ainsi que la douleur subie devant l’anéantissement de ce qui était jusque-là sa vie. Le sensible dessin à la Sempé de Valérie Vernay et cet attachant personnage qui retrace des anecdotes de sa courte existence pourraient nous faire penser au Petit Nicolas, mais le propos du scénariste Vincent Zabus — par ailleurs poète et dramaturge — est tout autre : l’humour n’est là que pour dissimuler la gravité du sujet.
Lire la suite...LA NUIT TOMBE SUR LES EDITIONS NOCTURNE
La crise économique qui frappe le secteur du disque vient de rattraper la maison de disque éditrice du label « BD Jazz ».
Dans l’esprit de l’amateur de bandes dessinées, le nom de Nocturne s’associait en effet immédiatement à la fameuse collection « BD Jazz » : cet ensemble de 2 CD intégrés sous livret cartonné comportant 1 bande dessinée.
« Outre la qualité des enregistrements sonores, les récits en images proposés sont dus aux meilleurs : on y retrouve régulièrement Annie Goetzinger, Loustal, René Hausman, Igort, Catel, Georges Van Linthout, Louis Joos et Jacques Ferrandez … De quoi vous ravir les yeux, autant que les oreilles !!! » écrivait Gilles Ratier dans son article « Le jazz et la bd » : http://bdzoom.com/spip.php?article3062.
De fait, Il était moins connu du monde bédéphile que Nocturne (dont le chiffre d’affaires s’était élevé, dans les années fastes, jusqu’à 9 millions d’euros, la société employant alors 30 personnes) était avant tout un distributeur de CD au catalogue riche de plus de 14.000 titres dans le jazz, le rock, etc., la marque faisant référence à ce sujet dans le monde du disque. C’est cette partie de l’activité qui a subi de plein fouet la terrible crise, ébranlant actuellement l’industrie phonographique, et qui n’y survivra pas, la société ayant été liquidée.
Ironie du sort, cet arrêt a également signé la fin de l’aventure « BD Jazz », pourtant économiquement viable. Fin peut-être simplement provisoire car il est possible que le label retrouve prochainement une structure de distribution. Nous le souhaitons vivement.
Laurent Turpin







Bonjour,
Marre de cette crise économique du disque, du livre…, les gens consomment de la musique n
‘ importe comment et se fichent de ce qu’ il y a autour ! J’ai quelques cd/bd blues et jazz dans ma collection et je me permet de vous dire que c’etait du très bon travail.
Je suis artiste peintre et passionné de blues, j’avais juste un projet à vous soummettre sur « le blues et la gastronomie », aquarelles et recettes de cuisine liées à des morceaux de blues.
Bon, comme l’écrit mr Turpin, c’est peut être simplement provisoire. Je l’ éspère vivement!!! Courage à tous.
Patrice AUBRY.
aubrypatricebob@neuf.fr 06 84 91 03 58
Une excellente collection de CD, avec un concept intéressant: une BD inédite en complément, c »était de quoi encourager à l’achat. Le concept était original, mais ne demande qu’à être transplanté chez un autre éditeur.