Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Le Prédicateur » par Léonie Bischoff et Olivier Bocquet, d’après Camilla Läckberg
Basée sur des secrets de famille, des non dits, des révélations tardives et des retournements de situation inattendus, cette deuxième enquête d’Erica Falck et de Patrik Hedström — les héros de « La Princesse des glaces », le best-seller de la romancière suédoise Camilla Läckberg – nous ramène dans le petit port touristique de Fjällbacka. À l’instar du polar qui était plus abouti que le premier opus, cette fidèle adaptation en bande dessinée est, elle aussi, encore plus convaincante que la première : le graphisme gagnant en maturité et la narration en fluidité…
Après la neige et le froid de « La Princesse des glaces », c’est la canicule qui bat son plein sur la petite ville côtière, alors qu’Erica est enceinte de huit mois. C’est donc son inspecteur de compagnon qui va être en première ligne après la découverte du corps mutilé d’une femme dans une faille rocheuse du port. L’affaire se complique quand apparaissent, au même endroit, mais un peu plus en profondeur, deux squelettes de jeunes filles disparues plusieurs années auparavant. Revient ainsi en lumière la famille d’un célèbre prédicateur qui magnétisait les foules, accompagné de ses deux petits garçons dotés de pouvoirs guérisseurs : depuis un étrange suicide, ils se sont divisés en deux branches qui se haïssent. Voilà qui va raviver les querelles et soulever le voile sur de sombres affaires enfouies.
Une nouvelle fois, la machiavélique Camilla Läckberg excelle à tisser son intrigue, faisant sans cesse voler en éclats nos certitudes de lecteur, et le scénariste Olivier Bocquet (« La Colère de Fantomas » chez Dargaud) rentre parfaitement dans le moule de cette manipulation jubilatoire avec son adaptation qui met en exergue le côté humain et la complicité entre les différents personnages.
Quant au dessin de la Suisse Léonie Bischoff, s’il peut surprendre (voir aussi « Hoodoo Darlin’ » par Léonie Bischoff), il n’en est pas moins complètement en adéquation avec cette inquiétante ambiance. Que vous dire de plus pour vous convaincre de courir immédiatement chez votre libraire favori afin d’en faire l’acquisition ?
Gilles RATIER
« Le Prédicateur » par Léonie Bischoff et Olivier Bocquet, d’après Camilla Läckberg
Éditions Casterman (18 €) – ISBN : 978-220-30783-3-8











