Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
Lire la suite...Décès de Jean-Luc Vernal : scénariste et rédacteur en chef du journal Tintin !
Nous venons d’apprendre le décès de Jean-Luc Vernal, survenu le 15 janvier 2017. Surtout connu pour avoir été le dernier rédacteur-en-chef de l’hebdomadaire Tintin (entre 1979 à 1988) — il demeure à ce poste à Kuifje, son édition néerlandaise qui continue à paraître, et à son successeur Hello Bédé — (jusqu’en 1991), ce passionné d’Histoire avait, entre autres, scénarisé certaines séries comme « Jugurtha », « Ian Kalédine », « Cranach de Morganloup » ou « Brelan de Dames ».
Né le 23 septembre 1944 à Bruxelles, Vernal avait débuté comme journaliste, tout en éditant des livres d’entretiens avec des hommes politiques belges ainsi que des recueils de poésie de Pierre Della Faille (« Brûlures » en 1964 et « Pipe de sommeil » en 1967).
Il crée en 1972 les journaux Manhattan News et le Journal de Bruxelles avec Claude Renard et Jacques Kievits.
En 1977, il retrouve ce dernier dans l’hebdomadaire Spécial où il dirige la rubrique « culture ».
Parallèlement, il commence une carrière de scénariste dans les pages de Tintin (en 1967), sous le pseudonyme de Laymilie, avec la création de « Jugurtha » dont les aventures sont dessinées par Hermann, puis par Franz à partir de 1976.
Passionné par la conquête espagnole de l’Amérique du Sud, il écrit « Les Conquérants du Mexique » (1971) et « Cortès à Mexico » (1972) pour Jean Torton. En 1979, il devient rédacteur en chef de l’hebdomadaire Tintin, fonction qu’il occupera jusqu’à la disparition du titre. Il demeure à ce poste à Kuifje, édition néerlandaise de Tintin qui continue à paraître et à son successeur Hello Bédé. Il quitte son poste en 1991, sous la poussée d’une partie de ses dessinateurs. Il sera remplacé par le futur scénariste Yves Sente.
Tout en assurant la rédaction en chef du journal, Vernal a créé plusieurs séries : « Ian Kalédine » avec Ferry (1977), « Brelan de dames » pour Renaud (1979), un épisode de « Tetfol » d’Éric (1980) ou d’« Aria » de Michel Weyland (1982) et « Cranach de Morganloup » pour Didier Convard (1982).
Il y collabore aussi, occasionnellement, avec des récits complets dessinés par André Beckers, Sidney, Tony, Eddy Paape, Roland Gremet, Jean-Claude Servais, Lezan, Bédu… ou même William Vance, et scénarise également différents albums pour les éditions du Lombard : « 1830, la Révolution belge » (avec Jo Gérard) pour Franz en 1980, « Onna » pour Jean-Yves Delitte en 1989, « Bran » pour Philippe Delaby en 1993, sans oublier « Bruxelles, 1 000 ans d’épopée », toujours pour Franz, mais édité chez Casterman, en 1979.
Il quitte la bande dessinée pour le journalisme et propose un dernier scénario, en 1995 : une tentative de reprise de « Jugurtha » chez Soleil pour le dessinateur Michel Suro.
Arrivé à la tête de l’hebdomadaire Tintin alors que ses ventes étaient en chute libre, comme celles de ses confrères, que la nouvelle BD plus adulte chassait les albums jeunesse, Jean-Luc Vernal a fait ce qu’il a pu au cœur de cette tourmente que connaissait alors la presse pour les jeunes.
Henri FILIPPINI




















Mes sincères condoléances à sa fille Catherine et à la famille.
Courage à tous pour entamer le deuil de votre être cher.
Danielle
Un solide artisan de la Bande dessinée.
Que de mauvaises nouvelles en ce moment !