Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Rumiko Takahashi, la reine du manga enfin reconnue pour son œuvre populaire et prolifique !
Recalé pour la seconde année consécutive, Chris Ware et Emmanuel Guibert n’ont malheureusement pas obtenu les faveurs des votants pour le Grand Prix d’Angoulême 2019 contrairement à Rumiko Takahashi. Une auteure manga populaire dont le succès en France débute au temps du Club Dorothée qui a diffusé trois de ses plus grandes séries : « Lamu » , « Juliette, je t’aime» et « Ranma ½ » dans les années 90.

Le succès est clairement au rendez-vous auprès des fans. Alexandro Barbucci a immédiatement réalisé un Fan Art et a souligné « un prix au talent de créer des personnages globales, immortels, capable de toucher le cœur d’une génération à travers le monde ! Qui n’aimerait pas ça ? ».
Rumiko Takahashi, c’est surtout la deuxième femme, après Florence Cestac et aussi le second mangaka après Katsuhiro Otomo à devenir Grand Prix du festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Festival qui pour le coup porte de mieux en mieux son nom.
Quand en 1978, elle crée son premier manga : « Urusei Yatsura », elle révolutionne la comédie du quotidien avec une multitude de personnages hauts en couleur qu’elle introduit d’épisode en épisode. Ce qui devait n’être qu’une petite histoire d’extraterrestre arrivé sur terre pour l’envahir va devenir un phénomène à travers tout le Japon. S’étalant sur 34 volumes, les aventures d’Ataru, l’étudiant flemmard, grognon et coureur de jupons, est pourchassé par une extraterrestre en bikini aux motifs léopard qui est prête à le torturer pour qu’il devienne son amoureux exclusif. Ces aventures loufoques sont arrivées en France dans sa version animée comportant non moins que 195 épisodes, sous le nom de « Lamu » en 1988.
Fort de son succès, elle lance en parallèle une série bien plus réaliste sur la vie de Godai, un étudiant fauché amoureux de la gérante de la « Maison Ikkoku » où il réside entouré, encore une fois, de nombreux personnages plus loufoques et mystérieux les uns que les autres. Également diffusée dans le Club-Dorothée dés 1988, cette série renommée « Juliette, je t’aime » sera l’une des premières à être grandement charcuté par la censure, l’alcool y devenant de la limonade donnant mal au ventre par exemple. Une série trop adulte, malheureusement diffusée dans un créneau réservé aux très jeunes enfants.
C’est à cette époque que les détracteurs du manga vont d’ailleurs s’en prendre encore plus violemment aux œuvres japonaises, leur reprochant, entre autres, de toutes se ressembler, mais quoi de plus normal entre deux séries dessinées par la même mangaka. Les critiques vont encore être plus virulentes à l’arrivée de « Ranma ½ » contant les mésaventures de ce jeune expert d’art martial qui se change en fille au contact de l’eau froide pour reprendre son apparence masculine au contact de l’eau chaude. Cette comédie grand-guignolesque tourne en dérision à sa manière la théorie des genres et offre un terreau propice à de nombreux quiproquos et autres situations absurdes qui ne sont malheureusement pas du goût de tout le monde. La série a pourtant un succès considérable auprès des enfants, le public cible, que ce soit dans l’hexagone et bien évidemment au Japon. Mais plus étonnant, la série commence à également devenir populaire aux États-Unis qui s’ouvrent de plus en plus aux mangas. Encore une fois, la multiplication des personnages secondaires plus intéressants les uns que les autres permet à cette série d’être présente chaque semaine pendant presque dix ans dans les pages du Shonen Sunday entre 1987 et 1996. En tout, elle totalisera 36 volumes reliés. Les grandes créations suivantes de Rumiko Takahashi totaliseront elles 56 volumes pour « Inu-Yasha » et sa série actuelle « Rinné » en est déjà à 40 volumes.
C’est donc une vraie auteure prolifique et populaire que récompense le festival. Cela annonce déjà de très belles expositions et conférences pour l’édition 2020 du Festival international de la bande dessinée.














Voilà enfin une nominée qui met tout le monde d’accord, en autre les grincheux qui pensent que l’on ne favorisent que de la bd élitiste à Angoulème, ce qui entre nous ne veux rien dire.