Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Beaucoup voyagent leur vie en compagnie de chats et de chiens, sans parler de nouveaux animaux de compagnie de tout poil (ou sans !), les NAC. Pas question pour ces amoureux des bêtes de les abandonner sans sépulture à leur mort. Et quoi de mieux qu’un cimetière pour les recueillir ? C’est ainsi qu’est né le cimetière des chiens où Corentin, héros du « Dernier refuge », travaille…
Corentin travaille dans la partie réservée aux animaux dans le « cimetière central » d’une ville indéterminée (et ce cimetière n’est donc pas le célèbre Cimetière des Chiens d’Asnières, même s’il s’en inspire). Fossoyeur comme ses collègues, il a la responsabilité d’accueillir les gens qui ont perdu leur animal et qui souhaitent l’enterrer dignement. Il les reçoit et organise avec eux leurs obsèques. Tout irait bien si en ce contexte de guerre de tranchées, on n’avait pas décidé d’utiliser la partie du cimetière réservée aux animaux pour y installer des usines de fabrication d’obus !
Pour Corentin qui vit entouré de tombes, mais surtout de chiens errants et de chats de gouttière d’animaux bien vivants qui ont élu domicile auprès de lui, c’est un drame, un drame qui en annonce d’autres. Si le cimetière est un dernier refuge, c’est aussi un refuge pour les vivants ! L’album est édité en partenariat avec la Société Protectrice des Animaux, fondée en 1845, à Paris. L’histoire de l’association est racontée en fin d’album en proposant six pages de dossier pour en comprendre les enjeux et les valeurs. La SPA lutte aussi pour sensibiliser les jeunes générations au sort des animaux.
A noter que la dessinatrice Alex-Imé signe là un troisième album où elle manie aussi bien le réalisme (personnages et animaux) qu’un trait plus « relâché » pour des architectures aux contours volontairement plus mous quoi donnent à certains décors un côté fantastique : le bureau du directeur et ses trophées de chasse accrochés aux murs, le caveau étonnant où vit Corentin, une gare à la verrière florale… Quant au scénario, il ne manque ni de bons sentiments (et c’est ici une qualité), ni de drames…
Notons que les animaux font une percée très significative ces temps-ci dans la bande dessinée, avec notamment
« L’Arche de Néo T1 : A mort les vaches ! », de Frichet et Betbeder, chez Glénat. Superbement dessinés, les animaux de basse-cour qui animent cette histoire incitent à la connivence. On est près d’eux, on est avec eux, dans leur fuite et dans leur révolte, au fil d’un road-movie qui compte traiter les différents aspects de la maltraitance animale (notamment, ici, les abattoirs). Le récit est original, alerte et ne laisse vraiment pas le lecteur indifférent.
Dans le premier tome des « Cinq sans Maitres » (de Jytery, Cazenove et Karinka, chez Bamboo), c’est également à un road-movie animalier et urbain qu’on assiste. Du jour au lendemain, Paris voit sa population humaine disparaitre et la loi de la jungle entre animaux domestiques et animaux sauvages revient en force. Avec humour, les auteurs tentent de voir comment ce petit monde, si humain dans ses défauts finalement !, cherche à s’adapter… Ou à profiter de la situation !
Didier QUELLA-GUYOT ; http://bdzoom.com/author/DidierQG/
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« Le Dernier refuge » par Alex-Imé et PR Saint-Dizier
Éditions Glénat (14, 50 €) – ISBN : 9782344032961















Bonjour,
merci pour ce retour très sympathique !
Par contre moi c’est « Alex-Imé » (pas « Omé » ^-^), et en fait c’est mon troisième album parut (après « Lili et Colin » et « L’Or des Fous ».