Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Peau d’homme » par Zanzim et Hubert, Grand Prix de la Critique ACBD 2021
Au terme d’un troisième tour de vote, l’Association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD) couronne « Peau d’homme » de Zanzim et Hubert, publié aux éditions Glénat, de son Grand Prix 2021.
Et si, à l’époque de la Renaissance, une femme pouvait littéralement se glisser dans une peau d’homme, pour expérimenter pleinement la vie au masculin ? Et mieux connaître, au passage, l’homme qu’elle doit épouser…
Avec « Peau d’homme », le scénariste Hubert (récemment décédé) et le dessinateur Zanzim échafaudent un conte malin et moderne, qui se joue des clichés et résonne habilement avec notre siècle. Très fluide, l’aventure se fait tantôt légère, tantôt profonde, et bénéficie d’un trait souple et élégant, à la grande lisibilité. Ensemble, les auteurs ont déjà signé « Les Yeux verts » (éditions Carabas), « La Sirène des pompiers » (Dargaud), et « Ma vie posthume » (Glénat).
Avec un tirage atteignant les 100 000 exemplaires, l’ouvrage compte fermement 60 000 ventes.
Lire l’article de Gilles Ratier : La quête folle et ardente de l’amour, sans contrefaçon, dans l’ultime scénario d’Hubert….
Le prix sera remis en visio à la fin du mois de janvier, pendant la première partie du Festival d’Angoulême.
« Peau d’homme » succède à « Préférence système » d’Ugo Bienvenu, Grand Prix 2020. L’album a été sélectionné parmi cinq titres issus d’un premier choix des membres de l’ACBD après discussion en visio en novembre.
Les quatre autres finalistes étaient :
● « Anaïs Nin : sur la mer des mensonges » par Léonie Bischoff, éditions Casterman,
● « Carbone & Silicium » par Mathieu Bablet, éditions Ankama,
● « Longue Vie » par Stanislas Moussé, éditions Le Tripode,
● « Un travail comme un autre » par Alex W. Inker, éditions Sarbacane.
Le prix de l’ACBD ont pour ambition de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, des livres de bande dessinée, publiés en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquants par leur puissance, leur originalité, la nouveauté de leur propos ou des moyens que les auteurs et autrices y déploient ».Le bureau de l’ACBD : Fabrice Piault (Livres Hebdo), Antoine Guillot (France Culture), Laurence Le Saux (Télérama, BoDoï), Laurent Turpin (Bdzoom.com), Anne Douhaire (Franceinter.fr) Patrick Gaumer (« Dictionnaire mondial de la BD “Larousse” »), Benoît Cassel (PlaneteBD.com).













Super grand Chelem pour cette bd : 5 prix remportés à ce jour ! Prix aussi confidentiels que peu impactants en termes de ventes, mais vraies preuves du caractère endogame de la « critique BD » ; et du caractère hors-sol de cette « critique BD » vis à vis du lectorat BD (les « gens » comme on dit avec condescendance chez Radio France )