Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
Cédric : Qui a éteint la lumière ?
Le début : Rien ne va plus chez Cédric ! Maman a trouvé un travail à mi-temps, Papa bat ses records de disputes avec Pépé qui, lui, menace à tout bout de champ de les quitter pour aller vivre en …
Le début : Rien ne va plus chez Cédric ! Maman a trouvé un travail à mi-temps, Papa bat ses records de disputes avec Pépé qui, lui, menace à tout bout de champ de les quitter pour aller vivre en maison de retraite… Et Cédric ? Cédric s’en fiche. Obnubilé par Chen, il ne sait plus comment faire pour lui déclarer sa flamme et enfin vivre son amour au grand jour. Pour elle, il ira jusqu’à se déguiser en Indien, apprendre à faire du patin à glace et même faire du baby-sitting ! Mais quand les événements se liguent contre lui, que Nicolas, son rival de toujours, s’en mêle et que la malchance s’acharne, ce pauvre Cédric n’a plus qu’une chose à faire : laisser éclater sa colère… et nous faire éclater de rire !
Notre avis : Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur la notoriété grandissante de Cédric (voir à ce sujet notre article Cédric sur tous les fronts). Mais il nous semble utile de souligner une nouvelle fois la fraicheur et le plaisir qui se dégage de la lecture des aventures quotidiennes du petit garçon de Laudec et Cauvin, de plus en plus amoureux de Chen (et de plus en plus jaloux aussi), et qui nous revient dans un 17ème album de très bonne facture. Ce qui réjouira, comme on dit, les petits et les grands.






