Aujourd’hui, il est rare que des jeunes écrivent des lettres et les envoient à leur correspondant par les services de la poste. Sur injonction de sa mère, c’est pourtant ce à quoi s’astreint Adrien, avec un lointain cousin en cette année 2014. D’abord réticent, le collégien développe une belle amitié épistolaire avec cet Hadrien qui n’habite pourtant qu’à 20 Km de son domicile. Si la distance est faible, l’écart temporel est plus fort : Hadrien est un jeune garçon de 1914. Adaptée du roman éponyme de Paul Beorn et Silène Edgar, « 14-14 » est une plaisante et intelligente bande dessinée pour de jeunes lecteurs, dès dix ans.
Lire la suite...Sandman – Nuits éternelles
Associé à sept grands dessinateurs, Neil Gaiman explore les personnalités des sept Eternels, les personnages principaux de sa série culte.
Les Eternels sont sept : Mort (Death), Désir (Desire), Rêve (dream), Désespoir (Despair), Délire (Delirium), Destruction (destruction) et Destin (Destiny). Ce ne sont pas des Dieux, comme le souligne Neil Gaiman dans sa préface, ils sont là pour remplir leur tâche et se fichent bien qu ?on croie en eux ou pas. Les sept histoires qui composent Nuits Eternelles sont respectivement consacrées à chacun de ces sept frères et sœurs.
On le sait, Sandman, la série qui a contribué à la renommé mondiale de Neil Gaiman, a connu des fortunes diverses en France. Les éditions Delcourt, qui publient désormais cette grande saga mettant en scène le maître des rêves et disposent de l’intégralité des épisodes, ont intelligemment décidé de les faire paraître dans un désordre réfléchi, tout a fait légitime puisque chaque tome peut se lire indépendamment des autres.
Nuits éternelle, numéroté 11, est en fait un volume périphérique de la série (qui s’étend véritablement sur 10 volumes auquel s’ajoute quelques « extras »), récemment écrit par Neil Gaiman. Il permet aux lecteurs de découvrir les caractéristiques de chaque Eternel, aux travers de courts récits, tous illustrés par de talentueux dessinateurs dont le graphisme ne saurait dérouter les amateurs de la série, en réjouissant les passionnés de bande dessinée franco-belge, qui retrouveront avec plaisir Manara et Prado, aux côtés de Sienkiewicz, Fabry, Storey, Russel et Quitely, auxquels s’ajoute Mc Kean, concepteur graphique d’une des histoires.
Cet album à la narration et aux graphismes irréprochables se révèle donc un excellent vecteur de découverte de Sandman. Le rang des aficionados qui attendent avec passion les autres albums de cette série culte devrait sans aucun doute encore s’élargir. LT







