Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...La Bande Dessinée chinoise s’installe
Les trois premiers titres mis en ventes par la jeune maison d’édition Xiaopan, dirigée par Patrick Abry, démontrent la diversité et le talent des auteurs venus de Chine, à découvrir d’urgence.
Patrick Abry s’est pris de passion pour la bande dessinée chinoise. C’est au cours de ses nombreux déplacements professionnels, et au fil des rencontres, que cet ancien ingénieur international, passionné de BD, découvre à la fois le talent des auteurs locaux, mais aussi le très faible nombre de titres français traduits en chinois : « 300 », nous précise-t-il.
Il décide donc d’inviter à ses frais 5 auteurs et, avec l’aide de l’association avec l’Association 16000 IMAGES d’Angoulême, organise le Festival de l’Image Dessinée Française à Beijing, « dont la vocation est de créer des échanges » et dont la première édition a eu lieu en octobre 2005. La seconde se déroulera en septembre 2006.
A cette occasion, sa rencontre avec Pierre Paquet, PDG des éditions qui portent son nom, s’avère déterminante. Les deux hommes s’associent à titre personnel – Patrick Abry apportant sa connaissance fine de la bande dessinée chinoise ainsi que ses contacts dans le secteur et Pierre Paquet, son savoir-faire d’éditeur – et créent « Xiaopan » (« Abry », en chinois, tout simplement !). Au programme éditorial : des achats de droits, mais aussi des œuvres de création « qui donnent à ces auteurs la possibilité de faire ce qu’ils veulent, des travaux souvent impubliables en Chine où les publication restent très surveillées » souligne Patrick Abry.
A la découverte des trois premiers titres mis en vente dès ce mois de mars, on mesure l’enthousiasme de Patrick Abry tant la diversité des genres et le talent sont au rendez-vous. Si « My Street », le thriller de Nie Jun, ne déroutera pas les amateurs de mangas (sens de lecture excepté !), « Le Fils du Marchand », un conte traditionnel mis en image par Nie Chongrui et surtout « Remember », un ensemble de récits autobiographiques magnifiquement illustrés du jeune et plus que prometteur Benjamin, achèveront de vous convaincre de l’intérêt et de la spécificité d’un genre qui devrait rapidement susciter l’adhésion et l’engouement du public.
Laurent Turpin
Toutes les infos « catalogue » sur : www.xiaopan.com







