Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Une intégrale sans peur et sans reproche !!!
Via leur filiale BD Kids, les éditions Bayard rééditent, dans un format légèrement plus petit, l’intégralité des quatre premiers albums de l’« Inspecteur Bayard » et les essais publiés uniquement dans le magazine Astrapi : compilations de toutes les premières courtes énigmes policières et leur solution en quatre pages ou plus longue enquête de quarante-quatre planches écrites par Jean-Claude Cabanau, puis Dieter et enfin Jean-Louis Fonteneau, magnifiées par le trait ligne claire d’Olivier Schwartz : connu aujourd’hui pour être le dessinateur de certaines aventures de Spirou et Fantasio scénarisées par Yann comme « Le Groom vert-de-gris » ou « La Femme léopard ».

Un court dossier de quatre pages, très bien illustré, introduit les quatre premières histoires de trois pages publiées dans le bimensuel de Bayard en 1988 et scénarisées à l’époque par différents journalistes maison : Sophie Chabot, Jacqueline Cohen (pourtant préposée alors à la série à succès « Tom-Tom et Nana ») ou Nicolas de Hirsching.
Et c’est comme cela que, devant le bon accueil du jeune public, l’« Inspecteur Bayard » deviendra, pendant vingt ans, la vedette de la revue Astrapi et contribuera à la matière de dix-huit albums, lesquels devraient être tous repris dans les autres volumes à paraître de cette belle et pratique intégrale : espérons, simplement, qu’ils proposeront, eux aussi, autant de bonus que ce premier opus (192 pages pour 18,90 €) qui devrait ravir les petits comme les grands !












En voila un qui a tout compris au style du regretté et génial Yves Chaland!