Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
Lire la suite...Un faune sur l’épaule
Le début : Bruxelles. Par une nuit paisible, Broussaille ressent le besoin de coucher sur le papier les moments un peu magiques d’harmonie, de plénitude, qu’il ressent au fond de lui. Pour tenter de les transmettre, même s’ils ne se …
Le début : Bruxelles. Par une nuit paisible, Broussaille ressent le besoin de coucher sur le papier les moments un peu magiques d’harmonie, de plénitude, qu’il ressent au fond de lui. Pour tenter de les transmettre, même s’ils ne se partagent pas, dit-on. Pour revivre ces balades d’été, les menus plaisirs de l’existence, la lumière que lui ont apportés d’autres livres. Et pour parler de la nature, de la vie au rythme des fleurs, des animaux, et surtout des arbres, en prenant le temps de les écouter, de respirer… Puis, au fil des pages, vient l’indignation, face aux dégâts des hommes. Parce que l’homme est homocentrique. Mais surtout Broussaille évoque sa rencontre avec un être pas comme les autres, le faune, source de lumière au-delà des livres, qui lui a appris à regarder le monde autrement…
Notre avis : Revenant à ses premières amours, dans le style de ses fameux « carnets de Broussaille », Frank s’attarde sur la nature et ses trésors, refuse notre monde devenu « imbuvable » (Broussaille dixit) et permet à ses lecteurs de prendre leur temps. Cet ouvrage onirique, poétique et lumineux se lit et se relit, se déguste à petites doses ou se croque à pleine dents. Bouffée d’air pur dans un monde de brutes, Un faune sur l’épaule devrait être remboursé par la sécurité sociale comme thérapie anti-stress ! ! LT
Dupuis – Collection Repérages – 9,50€







