C’est bien au-delà de la bande dessinée que le nom de Marjane Satrapi apparaît dans les médias, et ceci depuis le début des années 2000. Les réactions à la suite de sa disparition témoignent de la place occupée en France, mais aussi à l’étranger, par cette autrice franco-iranienne, symbole de l’oppression du régime islamiste et plus particulièrement de la violence faite aux femmes. Elle vient de nous quitter à 56 ans.
Lire la suite...Décès de Marjane Satrapi : disparition d’une icône du roman graphique !
C’est bien au-delà de la bande dessinée que le nom de Marjane Satrapi apparaît dans les médias, et ceci depuis le début des années 2000. Les réactions à la suite de sa disparition témoignent de la place occupée en France, mais aussi à l’étranger, par cette autrice franco-iranienne, symbole de l’oppression du régime islamiste et plus particulièrement de la violence faite aux femmes. Elle vient de nous quitter à 56 ans.
Marjane Ebrahimi, connue sous le pseudonyme de Satrapi, est née le 22 novembre 1969 à Racht en Iran, dans une famille sympathisante communiste.
Ses parents l’envoient en Autriche en 1984 étudier les métiers de la communication au lycée français de Vienne.
En 1988, elle suit les cours des Beaux-Arts de Téhéran où elle obtient une maîtrise de communication.
Elle gagne la France en 1994, étudie à l’École des arts décoratifs de Strasbourg et rejoint l’atelier des Vosges où travaillent les dessinateurs de L’Association.
Inspirée notamment par les travaux de David B. sur le plan graphique, c’est chez cet éditeur indépendant qu’elle publie les quatre albums de « Persépolis », de 2000 à 2003 : le premier obtenant l’Alph-Art Coup de cœur à Angoulême en 2001.
Une intégrale de cette œuvre autobiographique vendue à plus d’un million d’exemplaires et traduite dans de nombreux pays est proposée en 2007.
Deux autres albums sont publiés, toujours par L’Association : « Broderies » en 2003, puis « Poulet aux prunes » en 2004. 
Depuis, sa seule autre incursion dans ce domaine qui nous est cher sera en tant que directrice éditoriale du collectif « Femme vie liberté » aux éditions de L’Iconoclaste en 2023, avec son ami Joann Sfar, Coco, Catel, Winshluss, Pascal Rabaté, Lewis Trondheim, Paco Roca, Hippolyte…
On doit aussi à Marjane Satrapi les illustrations de quelques ouvrages pour la jeunesse : « Sagesse et malices de la Perse » (chez Albin Michel en 2001), « Les Monstres n’aiment pas la lune », « Adjar » et « Ulysse au pays des fous » (chez Nathan, en 2001, 2002 et 2005), le tome 3 de la tétralogie « Rebecca » (chez Actes Sud jeunesse en 2002) ou « Le Soupir » (chez Bréal en 2004).
Elle abandonne la bande dessinée pour le cinéma et commence par adapter « Persépolis » pour l’animation avec Vincent Paronnaud en 2007. Pour le cinéma, elle adapte son « Poulet aux prunes » en 2011 et propose « La Bande des Jotas » en 2013, « The Voices » en 2014, « Radioactive » en 2015, puis « Paradis Paris » en 2024.
Peintre, elle expose ses œuvres pour la première fois en 2018 à la galerie Jérôme de Noirmont.
Elle a également réalisé un triptyque pour les Jeux olympiques de Paris en 2024.
Parmi de nombreuses distinctions, elle a été faite commandeur des Arts et Lettres en 2022 et est élue à l’Académie des beaux-arts en 2024.
Le 4 juin 2026, ses proches ont annoncé qu’elle est « morte de tristesse, à la suite du décès de son mari, l’amour de sa vie » : il s’agissait de Mattias Rippa, réalisateur, comédien et auteur suédois qui est décédé le 8 avril 2025.
BDzoom.com présente, à ses proches, ses sincères condoléances.
Henri FILIPPINI
Relecture, corrections, rajouts, compléments d’information et mise en pages : Gilles RATIER et Fred FABRE





















