Louis ramène sa petite famille sur le bord de mer où il avait déjà passé des vacances avec son père, son oncle et sa tante, quand il n’avait que dix ans. Il va même jusqu’à relouer, pour quelques jours, la vieille maison où ils logeaient. En se promenant sur la plage, il se retrouve face à une falaise où une ancienne et menaçante villa en ruine résiste encore. Les souvenirs d’un été des insouciantes seventies lui reviennent immédiatement à l’esprit, alors que ses copains lui racontaient qu’y vivait une sorcière censée savoir parler aux morts… Pour cette convaincante plongée dans un passé qui marqua durablement cet enfant, le délicat scénariste Vincent Zabus s’est adjoint le trop rare Denis Bodart, dont le dessin s’accorde ici parfaitement à l’émotion du récit.
Lire la suite...Les 60 ans de l’oncle Picsou
Voici l’occasion de saluer, une fois de plus, l’important travail de mémoire réalisé par les productions Disney Hachette Presse !
En effet, ce célèbre avare multimilliardaire qu’est «Picsou» est apparu pour la première fois en 1947, dans un comic-book de «Donald» dessiné par l’immense Carl Barks («Christmas on Bear Mountain») ; et ce «Noël sur le mont Ours» est repris intégralement (même avec la couverture originale de Dan Gormley) dans le n°431 de Picsou Magazine. Ce mensuel de 148 pages (pour seulement 3,50 €), dirigé par l’excellent Pascal Pierrey, nous propose également d’autres bandes dessinées disneyiennes dues à Carl Barks, Tony Strobl, Daniel Branca ou Don Rosa, ainsi qu’une figurine collector de «Picsou».
Mais ce n’est pas tout ! Un nouvel hors-série exceptionnel (c’est le 5ème du genre) des «Trésors de Picsou» est aussi en vente dans tous les kiosques : 244 pages de BD en or, avec 9 nouvelles aventures passionnantes et très documentées d’«Uncle Scrooge», dues à un Keno Di Rosa au sommet de son art. Son dessin très fouillé, rempli de détails réalistes, et ses scénarios enlevés, lui ont permis d’être l’un des rares dessinateurs (avec Carl Barks, bien entendu) à s’imposer en tant qu’artiste sur les séries mettant en scène «Donald» ou «Picsou».
Par ailleurs, insistons également sur le fait que les journaux édités par Disney Hachette Presse ne se limitent pas aux traductions des séries américaines, italiennes ou danoises mettant en images l’univers de Walt Disney, contrairement à une idée trop répandue (même chez les spécialistes). Au contraire, de nombreux auteurs francophones (scénaristes, dessinateurs, illustrateurs) gagnent leur vie avec ces fabuleux personnages qui ont enchanté notre enfance, que ce soit dans Le journal de Mickey, dans Picsou Magazine, dans Witch Mag, dans Mickey Parade Géant, dans Winnie et dans Bambi. C’est du moins le cas d’auteurs, aussi divers que talentueux, qui signent Aré, Philippe Bercovici, Biz, Gilbert Bouchard, Chico, Cizo, Jean-Luc Cochet, François Corteggiani, Patrice Croci, Deligne, Delvallé, François Dimberton, Erroc, Gégé et Bélom, Jean-Paul Jennequin, Michel Kiritzé, Claude Lacroix, Philippe Larbier, Didier Le Bornec, Jac Lelièvre, Mezzo, O’Groj, Pierre Ouin, Michel Pirus, Patrice Valli, Laurent Van Beughen ou Winshluss (oui, oui, c’est bien le Vincent Paronnaud qui a réalisé le «Persépolis» de Marjane Satrapi), pour n’en citer que quelques uns… Alors, qu’est-ce que vous attendez pour courir chez votre marchand de journaux le plus proche ?
Gilles Ratier







Hélas… aujourd’hui, Disney Hachette Presse a licencié la majorité de ses pigistes, scénaristes, dessinateurs… et il n’y a plus de création Disney française…
Didier LE BORNEC