Héros discret de ce western atypique, Elijah Stern est de retour pour une sixième aventure tout aussi étrange que les précédentes. Antihéros par excellence et n’ayant plus rien à « croquer », notre croque-mort discret et solitaire, amateur de littérature, plonge tête baissée dans un coup foireux… où il risque de la perdre. Le scénario aux petits oignons des frères Maffre entraîne Elijah dans une invraisemblable épopée : laquelle conduit leur héros sur une île pas aussi déserte que le croient ses ravisseurs. Un album dessiné avec élégance et qui se déguste avec gourmandise.
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« La Fortune des Winczlav » : aux origines de l’empire Winch !
Savoir comment Nerio Thomas Milan Winch, père du célèbre Largo Winch, est devenu le maître de l’Empire financier Winch qu’il dirige a titillé la curiosité de plus d’un lecteur de la série à succès de Jean Van Hamme et Philippe Francq. Cette trilogie ambitionne d’en relater les origines, avec le concours au dessin de l’excellent Philippe Berthet. Le second chapitre de cette saga familiale mouvementée en livre de nouvelles clés.
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« T’Zée » : la tragédie de l’Afrique (très) noire selon Brüno et Appolo…
Dictateur arrivé au crépuscule d’un pays africain imaginaire, le vieux T’Zée semble avoir été tué dans les soubresauts d’une guerre civile. Mais en est-on vraiment certain ? Dans son palais présidentiel, au fond de la forêt équatoriale, son fils Hippolyte et sa jeune épouse Bobbi jouent leurs dernières cartes… Un amour monstrueux, dévoré par les ambitions politiques et l’ombre du chef suprême. En 160 pages d’un récit âpre et moite, Apollo et Bruno racontent la fascination pour les régimes autoritaires de Centrafrique : le roman noir d’une apocalypse politique, durablement marquée par la décolonisation et les volontés d’indépendances…
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« Yoko Tsuno » : 30 albums en 50 ans !
Il y a tout juste 50 ans, les éditions Dupuis proposaient le premier album des aventures de Yoko Tsuno : nouvelle héroïne apparue dans le n° 1693 de l’hebdomadaire Spirou, le 24 septembre 1970. Ce 30e et nouvel album (« Les Gémeaux de Saturne ») est l’occasion de retrouver un personnage culte qui a fait voyager dans le temps et l’espace plusieurs générations de lecteurs : un grand classique de la bande dessinée, réalisé à l’ancienne par un auteur bientôt nonagénaire.
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Joris Mertens : un auteur à suivre…
Après un remarqué — et remarquable ! — (1) album sans dialogues, paru également chez Rue de Sèvres (en 2020), l’artiste belge flamand Joris Mertens récidive aujourd’hui avec « Nettoyage à sec » : un polar aussi sombre que flamboyant, qui démontre, une fois de plus, que le 9e art va devoir compter avec cet habile narrateur visuel ! En effet, son étonnant univers sans concession, déployé au travers d’une Bruxelles fantasmée des années soixante et soixante-dix, fait mouche à chaque page…
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« USS Constitution » : une remarquable trilogie maritime…
L’Océan a toujours inspiré l’imagination des auteurs de bandes dessinées. Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, avec le démon des Caraïbes Barbe-Rouge, ont largement contribué à la notoriété du genre auprès des lecteurs, mais au-delà du simple divertissement, des auteurs comme François Bourgeon, Jean-Yves Delitte… et aujourd’hui Franck Bonnet, font preuve d’une rigueur implacable avec la réalité historique. « USS Constitution » en est un remarquable exemple.
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« L’Or des Belges » : un rocambolesque épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale en BD !
Pendant l’été 1940, les nazis veulent s’emparer de la réserve d’or de la Belgique, afin de financer l’achat de matières premières. Confié aux autorités françaises par le roi Léopold III, le trésor a été mis à l’abri par ces dernières sur le continent africain, à Dakar… S’inspirant d’un authentique fait de guerre, les scénaristes Pierre Boisserie et Philippe Guillaume (bien connus pour leurs sujets financiers et historiques en BD comme « Dantès », « La Banque » ou « Le Banquier du Reich ») en ont tiré une véritable bande dessinée d’aventure où se mêlent, avec bonheur, drame et humour : l’ensemble étant illustré, de main de maître, par Stéphane Brangier qui signe aussi Siro diverses séries bien connues comme « Polka » ou les reprises d’« Aquablue » et de « La Croix de Cazenac » !
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Les « Partitions irlandaises » des jeux de l’amour et de la guerre…
Après « Coupures irlandaises », l’habile dessinateur Vincent Bailly et l’humaniste scénariste Kris rejouent un air irlandais, en mettant en scène une magnifique idylle tourmentée, située dans le Belfast d’aujourd’hui : une capitale d’Irlande du Nord en voie de pacification, mais qui, à l’heure du Brexit, est toujours tout aussi fiévreuse que dans leur précédent triptyque qui se déroulait pourtant dans les années 1980, en plein conflit…
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« Au nom du pain » : une saga historique gourmande !
Depuis « Les Maîtres de l’orge » lancé en 1992, les éditions Glénat ont régulièrement mis en avant les artisans des plaisirs de la table. Après le vin, les sardines… c’est au tour du pain d’être le socle d’une saga familiale historique riche en rebondissements. Jean-Charles Gaudin, bien connu des lecteurs du catalogue Soleil pour ses séries d’heroic fantasy, en signe le scénario à la fois documenté, dramatique et émouvant.
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Un bon polar à la française, bien noir, signé Christin et Arroyo !
Nourri de références cinématographiques et littéraires, l’immense scénariste qu’est Pierre Christin (1) a écrit, avec « Pigalle 1950 », un très bel hommage aux maîtres des romans policiers français des fifties : les Jacques Becker et Jean-Pierre Melville du grand écran ou les Albert Simonin et Jean Amila de la collection Série noire. Pour ce faire, le coauteur de « Valérian » et des « Légendes d’aujourd’hui » a bénéficié du trait maîtrisé de Jean-Michel Arroyo (l’ancien dessinateur des « Buck Danny “Classic” ») aux époustouflants lavis en noir et blanc — réalisés en couleur directe — qui rappellent ceux d’Angelo Di Marco ou de Michel Gourdon…
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« La Limite n’a pas de connerie » : l’imagination d’Emmanuel Reuzé non plus !
Depuis une quinzaine d’années, Emmanuel Reuzé fait partie de ces auteurs chers aux cœurs d’une poignée de lecteurs amoureux d’humour aussi noir que décalé. Il lui faut attendre 2019 — et la parution du premier opus de « Faut pas prendre les cons pour des gens » — pour que le petit cercle des initiés se transforme en une véritable armée comptant des dizaines de milliers de lecteurs. Futé, en attendant la publication du quatrième tome annoncé pour la rentrée, son éditeur propose un album tout aussi déjanté, réunissant une sélection de quelques savoureux péchés de jeunesse.
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« Bagnard de guerre » : forcément une grande évasion !
Après le remarqué « Pinard de guerre », album sorti en 2021, le duo formé par le scénariste Philippe Pelaez et le dessinateur Francis Porcel récidive avec « Bagnard de guerre » : autre histoire complète. C’est avec plaisir que le lecteur retrouvera leur antihéros tout en verve et dualité : Ferdinand Tirancourt. D’un enfer à l’autre, Tirancourt, encore prisonnier, suscite à nouveau des sentiments forts. Des boueuses tranchées de la Der des ders au soleil du bagne de Guyane, ce personnage à la grande complexité permet aussi aux auteurs d’actualiser un genre narratif : le récit d’évasion.
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« Celle qui parle » : le pouvoir de la parole !
La bande dessinée dite « franco-belge » est un médium extraordinaire : à la fois narratif, artistique, pédagogique et formidablement vivant ! D’ailleurs, on y découvre régulièrement de remarquables nouveaux auteurs qui peuvent s’exprimer librement, sur un nombre de pages de moins en moins formaté. C’est le cas, ici, de la jeune Espagnole Alicia Jaraba qui nous raconte, sur plus de 200 belles planches en couleurs, la véritable épopée de la fille d’un chef déchu, offerte comme esclave, qui deviendra l’une des plus grandes figures féminines de l’histoire. Plus connue aujourd’hui sous le nom de La Malinche, cette Amérindienne sera la maîtresse de Cortès (le terrible conquérant espagnol) et assumera auprès de lui un rôle déterminant dans sa conquête du Mexique, en tant qu’interprète, conseillère et intermédiaire.
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« L’Année zéro » ou ne pas jeter bébé avec l’eau du bain…
Avec ce roman graphique signé du Néerlandais Frenk Meeuwsen, l’expression populaire « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain » n’a jamais été aussi vraie. C’est avec sensibilité que son auteur plonge le lecteur dans le grand bain : celui de la paternité, d’une paternité tardive incarnée par son héros Frenkel, sa compagne Zaza et leur bébé Rufus. Chronique d’un essentiel.
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