La parodie permet de se moquer du sujet visé en en inversant ou exagérant les caractéristiques : nul doute que les héros et codes de la bande dessinée fournissent par conséquent un véritable arsenal au potentiel comique ! Avec « La Parodie », Michel Rodrigue s’attaque notamment à « Astérix », « Thorgal », « XIII » mais aussi « Croisade » et « Le Seigneur des Anneaux » : vers la fin du XIe siècle, un drakkar viking recueille un mystérieux enfant des étoiles, rebaptisé Thoraxe. Dix huit ans plus tard, lors d’un tournoi d’archers, on retrouve sur la plage un guerrier franc amnésique, portant un tatouage XIII &½ sur l’épaule gauche… Voici le quotidien chamboulé, et beaucoup d’ennuis en perspective pour le chef du clan, Grandafte-le-fou.
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L’Intrépide, un hebdomadaire classique (première partie)
Afin de mieux cerner ce qu’était L’Intrépide, permettez-moi d’évoquer un souvenir personnel : une journée lointaine, sans doute au milieu des années 1950. Celle où après avoir découvert la bande dessinée dans les pages des hebdomadaires Tintin, Spirou, Vaillant... du début des années cinquante, j’ai tenu entre mes jeunes mains mon premier L’Intrépide. J’ai eu l’impression de pénétrer dans un autre univers, de me frotter à une autre race de bandes dessinées. L’impression d’abandonner la joyeuse insouciance de Spirou, l’aventure saine des héros de Tintin, les images en cinémascope de Vaillant… pour pénétrer dans un monde plus vieillot, plus proche des vieux films que notre brave instituteur nous passait le jeudi après-midi au ciné club de la Jeunesse et éducation populaire. Ces histoires qui n’en finissaient plus étaient présentées sous forme de bandes curieusement numérotées, une à une. Les images, nombreuses, souvent réduites au format de timbres poste étaient moins travaillées, les textes plus longs dans les bulles, les noms des scénaristes et des dessinateurs inconnus… L’enfant que j’étais — qui ne connaissait pas (encore) Coq hardi, journal plus proche de L’Intrépide que de Spirou — venait d’entrer dans un autre monde : celui de la bande dessinée classique française. Dans un premier temps déconcerté, j’ai vite appris à apprécier cet univers désuet de la BD de « papa » dont L’Intrépide, Hurrah !, Tarzan… furent les derniers grands représentants.
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« Mission Osirak T1 : La Bombe de Saddam » par Ramon Rosanas et Jean-Claude Bartoll
Journaliste et grand reporter, Jean-Claude Bartoll met, depuis quelques années, son expérience au service de la bande dessinée d’aventures : se servant de ses dossiers géopolitiques très documentés pour alimenter la matière de thrillers souvent passionnants, à l’instar de ses séries « Insiders », « Mossad opérations spéciales », « 9/11 », « La Traque »… En s’acoquinant avec le talentueux dessinateur espagnol Ramon Rosanas pour nous dévoiler les dessous des tractations d’achat de centrales nucléaires entre les autorités irakiennes et le gouvernement français, à la fin des années soixante-dix, il a écrit, certainement, l’un de ses meilleurs scénarios : nageant toujours, habilement, entre fiction et documentation.
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« Les Super-Zéros » par Jon Morris
Voilà un ouvrage qui aurait pu n’être qu’une tarte à la crème ou une publication geek agaçante, mais qui s’avère être au contraire un formidable outil de connaissances pour qui s’intéresse en profondeur au monde des comics. À la fois drôle et érudit (mariage réjouissant s’il en est), « Les Super-Zéros » constitue une indispensable petite Bible des arrière-salles de l’univers super-héroïque, répertoriant des super-héros de toutes époques qui n’ont jamais réussi à percer et à trouver leur public pour diverses raisons – de la plus compréhensible à la plus édifiante. Très chouette !
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« Ça, c’est Paris ! » par Duvigan et Mao
L’été, c’est le temps des vacances, des visites touristiques et pour beaucoup, le temps de lire des bandes dessinées. Alors pourquoi ne pas en profiter pour tout faire d’un coup : lire une BD qui soit un guide pour vos vacances… parisiennes, par exemple, avec ce « Ça, c’est Paris ! »… ou d’offrir à ses enfants des guides pour découvrir les îles de Ré ou d’Oléron !
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« Les Larmes de Nüwa » par Ben Jurdic et Manuro
Lire en jouant, jouer en lisant, c’est la règle de base des ouvrages de la collection La BD dont vous êtes le héros. Les éditions Makaka renouvellent l’approche du livre-jeu avec des bandes dessinées interactives sur des thèmes variés : après les chevaliers et les pirates, vous pourrez incarner une chasseuse de prime asiatique ou la courageuse Judy qui essaye d’échapper à une meute de zombies.
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« Les Cinq de Cambridge T1 : Trinity » par Olivier Neuray et Valérie Lemaire
Après « Les Cosaques d’Hitler » (deux albums en 2013 et 2014), la scénariste Valérie Lemaire renoue avec l’époque troublée de l’entre-deux-guerres : face aux ravages provoqués par la crise de 1929 et l’émergence du fascisme en Europe, une poignée d’étudiants de Cambridge va envisager les idées communistes et l’Union soviétique comme ultime rempart. De cette prise de conscience naîtra le plus incroyable réseau d’espions du XXe siècle qui, dans l’ombre, infléchira radicalement, pendant plus de trois décennies, rien moins que le cours de l’Histoire…
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« Top 15 mangas » de juin/juillet 2015
En juin 2015, on prend les mêmes et on recommence : les quatre premiers rangs du « Top 15 mangas » sont occupés par des titres sortis les mois précédents. « Fairy Tail » T44, déjà champion le mois dernier, conserve sa position de leader. Son challenger de mai, « One Piece » T74, perd une place et se maintient au 3e rang, trois mois après sa sortie. Mais le classement réserve tout de même quelques surprises, dont l’envolée spectaculaire dans le classement de « The Heroic Legend of Arslan » T1.
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Bravo pour l’aventure !
L’Américain Alex Toth (1928-2006) est reconnu comme l’un des artistes les plus influents du 9e art. À l’instar de Carmine Infantino et de Joe Kubert, sa maîtrise décisive du découpage, du design et de l’abstraction, en ont fait un auteur majeur des comic books, média dans lequel il a su incorporer les découvertes graphiques des grands illustrateurs (celles concernant la composition de talents aussi reconnus que Norman Rockwell, Joseph Christian Leyendecker…) et les noirs et blancs définitifs des géants du comic strip (Noel Sickles, Milton Caniff, Frank Robbins…). Ce mois-ci, les éditions américaines IDW ont exhumé « Bravo for Adventure » dans une édition de luxe, aussi exhaustive que magnifique. Exprimant pleinement le talent de Toth, « Bravo for Adventure » fait figure d’œuvre maudite, en raison de ses difficultés à trouver un éditeur et un public. Une histoire malheureuse, malgré un album paru en France au début des années 1980.
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« Mal de mère » par Rodéric Valambois
On avait déjà remarqué les qualités graphiques de Rodéric Valambois sur sa sympathique série western « Les Enquêtes d’Andrew Barrymore » chez Dargaud (voir : « Andrew Barrymore » T1), le style décontracté de cet enfant du Nord oscillant, habilement, entre tradition et modernisme. Mais voilà qu’à quarante-deux ans, il publie un roman graphique sur l’alcoolisme de sa mère, qui nous prouve qu’il est, aussi, un narrateur de premier plan !
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« Dilemma » T1 par Tatsuya Touji et Hajime
Imaginez votre terreur si, pour votre premier jour de classe, vous rentriez dans la salle de cours et là, allongés sur le sol, vous trouviez tous vos nouveaux camarades raides morts. C’est ce qui est arrivé à Yuzuru, un jeune collégien angoissé par la vie. Avec ce titre qui exploite nos terreurs les plus profondes, Komikku marche de plus en plus sur les plate-bandes de Ki-oon. Un manga à lire avant la rentrée des classes de septembre.
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Glénat Comics : deuxième salve
Parmi les trois titres de la deuxième salve de sortie du nouveau label Glénat Comics, deux ont retenu mon attention, dans des genres hybrides très divers : science-fiction politique et western horrifique. Une bonne cuvée, donc !
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« Jazz Maynard T5 : Blood, Jazz and Tears » par Roger et Raule
L’Islande, terre de glace et de feu, comme se plaisent à dire les dépliants touristiques, est rarement un terrain, voire un terreau pour la bande dessinée (d’ailleurs, quid de la BD islandaise ?), en tout cas elle est rarement mise en scène. A l’heure où les auteurs de polars circumpolaires font leurs choux gras des bas-fonds familiaux et sociétaux, il n’est donc pas bête d’y situer un polar en compagnie de Jazz Maynard, héros qui avait déserté les rayons depuis cinq ans…
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