Louis ramène sa petite famille sur le bord de mer où il avait déjà passé des vacances avec son père, son oncle et sa tante, quand il n’avait que dix ans. Il va même jusqu’à relouer, pour quelques jours, la vieille maison où ils logeaient. En se promenant sur la plage, il se retrouve face à une falaise où une ancienne et menaçante villa en ruine résiste encore. Les souvenirs d’un été des insouciantes seventies lui reviennent immédiatement à l’esprit, alors que ses copains lui racontaient qu’y vivait une sorcière censée savoir parler aux morts… Pour cette convaincante plongée dans un passé qui marqua durablement cet enfant, le délicat scénariste Vincent Zabus s’est adjoint le trop rare Denis Bodart, dont le dessin s’accorde ici parfaitement à l’émotion du récit.
Lire la suite...Il Morto : héritier de Diabolik !
Avec ses 132 pages en noir et blanc au format 12 x 17 cm, ce fascicule évoquera, aux nostalgiques, les fumetti neri de la grande époque, tels Diabolik et Kriminal. Il Morto est réalisé par les éditions Menhir fondées par Paolo Telloli, lequel publie l’excellent fanzine BD Ink (67 numéros parus).

Tout commence à la clinique psychiatrique du professeur Gervezio Caini où Greg, mystérieux pensionnaire au crâne rasé, parvient à s’enfuir avec la complicité du signor Martini : un autre malade mental.
Après avoir incendié l’établissement, Greg prend la fuite, non sans emporter le costume de squelette à l’origine destiné au fils du docteur pour fêter Halloween.
Recherché par la police sous le nom d’Il Morto, doté d’une redoutable intelligence, l’intrigant personnage traque inlassablement le mystérieux Zaxan qu’il tient pour responsable de ses malheurs.
Le premier fascicule, « La Clinica delle menti perdute », est publié en mai 2010.
Responsable d’un studio de dessinateurs portant son nom, Paolo Telloli fournissait de nombreux récits érotiques aux éditeurs spécialisés dans ce domaine à la fin du siècle dernier. C’est ce studio, qu’il dirige toujours, qui livre les dessins de cette série, et plus particulièrement Biagio Leone et Ermete Librato. Les scénarios, délicieusement nostalgiques, sont écrits par Ruvo Giovacca.
Le n° 24 (la parution est seulement trimestrielle, mais l’éditeur tient bon) vient de sortir : « Alter Ego », par Giovacca et Librato, fascicule de 132 pages en noir et blanc (3 €, plus frais de port). Une curiosité du fumetto italien à découvrir, mais qui, hélas, n’est pas traduite dans notre langue. Notons que les anciens numéros sont disponibles chez l’éditeur : Menhir edizioni, via Emilio De Marchi, 31, 20052 Monza, Italie (site : http://www.menhiredizioni.com).













