Dans son nouveau roman graphique, Pascal Rabaté nous transporte dans le Berlin de 1931, à quelques années du désastre, mettant en scène des artistes, des danseuses, des histoires d’amour, des soirées alcoolisées, des copains qui profitent de la vie… Bref : la grande fête. Hélas, cela ne va pas durer : nous, lecteurs, nous savons comment cela va se terminer… En narrateur accompli — tant en bandes dessinées qu’au cinéma —, l’adaptateur d’« Ibicus » et auteur des « Petits Ruisseaux » ou de « La Déconfiture » (1) va justement jouer avec cette longueur d’avance, tout en utilisant un graphisme coloré où il change légèrement son trait habituel, pour installer un malaise qui ne cesse de monter à la lecture de cette « Enfance des ruines » qui n’a pas fini de vous hanter…
Lire la suite...Ibicus 4
Résumé : Le bateau laissé en quarantaine, dans lequel croupit Siméon, finit par accoster sur une petite île au large d’Istambul. En attente de visas, les Russes réorganisent une micro-société sur une île infestée par les cafards.Epié par le contre-espionnage, …
Résumé : Le bateau laissé en quarantaine, dans lequel croupit Siméon, finit par accoster sur une petite île au large d’Istambul. En attente de visas, les Russes réorganisent une micro-société sur une île infestée par les cafards.
Epié par le contre-espionnage, Siméon se déguise en Turc, mais se fait tout de même attraper par Liverovski, la veille d’obtenir son visa ! Le message est clair : soit Siméon assassine Burstein, soit il est balancé aux forces alliées. Mais il rate son coup et se fait rosser par la police du contre-espionnage. Laissé pour mort dans la forêt, sans un sou, on le retrouve mendiant dans les bas quartiers d’Istambul, réduit à faire les poubelles, lui, le comte Nevzorov ! Et voilà qu’il vire maquereau…
« Tu n’es qu’un cafard, mais tu es sous le signe d’Ibicus, le crâne qui parle… » lui avait dit la tsigane. Et comme par hasard, ce sont les cafards qui vont lui sauver la vie.
Notre avis : Ainsi s’achève la superbe série de Pascal Rabaté, initiallement prévue pour trois albums et finallement réalisée en quatre tomes.Le graphisme expressioniste au lavis est toujours aussi remarqueble et le récit tient encore bien la route. Une série indispensable pour tout bédéphile.
Editions Vents d’Ouest, collection Intégra – 17,99 € – 118,01 FF
Nb : pour les amateurs, ce quatrième tome est également proposé en édition limité accompagné d’un coffret (permettant de mettre les 4 volumes de la série) et de 4 ex-libris originaux.







