Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...La brouette des morts
Le début : Clarence Beaufixe est dans de beaux draps. Ce passionné de manoir breton se retrouve en tête de liste des suspects dans l’assassinat de quatre personnes. La police le prend pour un tueur en série et les psychiatres …
Le début : Clarence Beaufixe est dans de beaux draps. Ce passionné de manoir breton se retrouve en tête de liste des suspects dans l’assassinat de quatre personnes. La police le prend pour un tueur en série et les psychiatres pour un fou. Il est vrai que l’homme est sujet à des » absences « , des crises d’hallucination à l’issue desquelles il est retrouvé à côté des victimes… La femme de Clarence, Mathilde de Kercroix, fait appel à Dick Hérisson pour essayer de prouver l’innocence de son mari. Voilà notre fameux détective parti sur les traces de Beaufixe, une nouvelle fois en Bretagne, où le suspect cherchait à établir une liste des manoirs bretons pour les besoins d’un livre. La découverte de l’un d’eux semble être à l’origine de l’affaire. Dick Hérisson va rapidement comprendre que tout tourne autour de ce manoir étrange et délabré, perdu dans la fameuse forêt de » Coat an noz « , la forêt de la nuit…
Notre avis : Il nous faut ici avouer notre partialité. Nous aimons Dick Hérisson. Depuis le début. Ces récits policiers très travaillés et rondement menés, qui regorgent de référence et d’hommages parodiques, nous laissent pantois à chaque fois. La brouette des morts ne déroge pas à la règle. Avec son lot de mystères et de frayeurs, ce polar fantastique se situe dans la droite ligne des romans populaires, tels ceux de l’illustre Harry Dickson ! Ajoutons que la reconstitution graphique des décors et de l’ambiance des années 30 (surtout les campagnes) selon Savard est un véritable régal.
Editions Dargaud – 9,45€







