Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
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Le début : New York, septembre 1901. Dans le quartier de Hell’s Kitchen, une dose de strychnine versée dans une soupe populaire provoque des dizaines de morts. Un homme est soupçonné : le fils du sénateur Charles Lennox. Morton Chapel …
Le début : New York, septembre 1901. Dans le quartier de Hell’s Kitchen, une dose de strychnine versée dans une soupe populaire provoque des dizaines de morts. Un homme est soupçonné : le fils du sénateur Charles Lennox. Morton Chapel enquête. Avec, sous ses ordres, une équipe d’hommes hors du commun baptisée W.E.S.T – comme Weird Enforcement Special Team. Sur leur route, ils croiseront des forces obscures décidées à plonger les Etats-Unis dans le chaos. Et ils affronteront Aleister Crowley, passionné d’occultisme et véritable incarnation du Mal…
Notre avis : Fin d’un premier cycle riche en rebondissements et en surprises, toujours mené à 100 à l’heure. Cette « Mission impossible » basée au début du XXème siècle, époque charnière de l’Amérique moderne, mâtinée de fantastique tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Le récit, qui laisse se développer avec simplicité une intrigue pourtant (trop?) complexe, n’oublie pas en route les principaux personnages dont les caractéristiques se précisent au fil de l’histoire. Cerise sur le gâteau (et quelle cerise !) : le dessin de Rossi, d’une lisibilité exemplaire et d’un réalisme toujours aussi minutieux. LT







