Les mois qui ont précédé les grands bouleversements de 1936 servent de cadre à ce récit aux personnages soigneusement étudiés. Au milieu des années 1930, François, le fils de grands bourgeois vivant dans leur bulle, est confronté à une bande de jeunes adolescents : enfants d’ouvriers, dont il découvre le quotidien précaire. À partir de cette trame conventionnelle, Éric Stalner construit une histoire émouvante, flirtant avec la grande histoire. Un choc violent entre deux mondes qui s’opposent : prémices des soubresauts annonçant les années sombres de la Seconde Guerre mondiale.
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Le début : François et Maxime ont grandi ensemble, dans le domaine de Maison Rouge, sur une île créole. A la mort de son père, Maxime devient le propriétaire du domaine et décide de quitter Paris pour revenir dans le …
Le début : François et Maxime ont grandi ensemble, dans le domaine de Maison Rouge, sur une île créole. A la mort de son père, Maxime devient le propriétaire du domaine et décide de quitter Paris pour revenir dans le pays de son enfance. François le suit, laissant sur place son bel amour Bénédicte. Seulement François devient vite la proie d’un ennui terrible et d’une nostalgie tenace. Tandis qu’il ressasse ses démons intérieurs, il tombe sur deux spécimens alcooliques chasseurs de trésor qui l’enjoignent à découvrir le secret de Maison Rouge. Puis lors d’une balade nocturne, il rencontre un étrange fantôme surgi de nulle part, et qui, pour retrouver sa liberté, doit raconter son histoire et retrouver son nom ! L’aventure commence, surtout que Maxime décide de construire une machine volante et que François devient son pilote d’essai…
Notre avis : Après La grippe coloniale (dont nous attendons avec une impatience de moins en moins dissimulée la suite du premier volume, récompensée par le Prix de la critique il y a deux ans), Appollo se lance dans un récit d’aventure fantastique et onirique, tout en conservant les dimension historique et sociale de l’époque traitée en toile de fond, comme il sait si bien le faire. Encore une réussite, donc, illustrée par un Li-An, au trait contemporain assuré, d’une manière qui semble plus personnelle que dans l’adaptation du Cycle de Tschaï. Une des premières très bonnes surprises de cette fin d’année riche en parutions. LT






